Soirée d’inauguration

 

Le diable dans la peau, de Gilles Martinerie.

En présence du réalisateur, parrain de la 24e édition des Enfants du cinéma

« Dans ce premier long métrage du réalisateur Gilles Martinerie, l’enfance se décline à travers la relation fraternelle et s’inscrit dans une opposition frontale avec le monde des adultes. » (Le Passeur critique) Nous sommes là dans le vif du sujet de la très grande majorité des films, qui font la particularité de notre sélection aux Enfants du cinéma : des films où les enfants doivent se battre et deviennent des héros, souvent malgré eux.

Photographe, acteur, réalisateur, adaptation et/ou dialoguiste, scénariste, directeur de production, régisseur général, Gilles Martinerie connaît toutes les étapes de la création d’ un film. Il sera donc à même de nous parler de ce monde magique qui nous fait rêver, qui nous émeut et qui rencontre tant de difficultés de nos jours.

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Entrées sur invitation à retirer dans le hall du Metropolis pour ceux qui sont abonnés aux lettres des Enfants du cinéma.

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« Le Diable est né d’une image, l’image d’un enfant baigné par la pluie un jour d’orage à Paris en plein été. La détresse qui marquait ce beau visage d’enfant m’a poursuivi plusieurs jours. J’ai commencé à écrire à partir du souvenir de ce visage : d’où venait cet enfant ? Vers quoi allait-il ? Pourquoi cette apparence de tristesse ? Tout Le Diable dans la peau était là, dans ce visage grave mais pourtant lumineux. J’ai dû ensuite [...] imaginer un espace de liberté leur permettant de conjurer la brutalité de leur existence. Cette délivrance ne pouvait être liée qu’à la nature. [...] »

 Un film sur l’enfance, donc, où le réalisateur est en quête d’un apaisement, de moments de vie et d’insouciance, qui ne sont pas loin de rappeler Rentrée des Classes de Jacques Rozier, par le choix de prendre le chemin du ruisseau. Mais, plus souterrainement, c’est un autre rapprochement qui s’opère, avec le A.I. de Steven Spielberg – la parenté avec le conte, la recherche d’une mère et la référence commune à Pinocchio.

Quelques critiques…

« Pour son premier film, Gilles Martinerie a réussi à maintenir un savant équilibre entre conte, naturalisme et réalisme, tout en magnifiant son paysage. »

« Cet incompris qui, comme chez le héros de Comencini, éprouve toutes les souffrances du monde à trouver son compte entre poussée de fièvre contre l’injuste autorité paternelle et désir maladroit de protéger son frère, même à ses dépens, structure tout le film. »

« L’enfance se décline à travers la relation fraternelle et s’inscrit dans une opposition frontale avec le monde des adultes. »

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