CINO, L’ENFANT QUI TRAVERSA LA MONTAGNE

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 cino  A partir de 11 ans
Aventure – Carlo Alberto Pinelli – Italie – 2014 – 1h25 – VOST
Parfois, l’irrationnel nous aide à survivre.
Cino, vendu à des bergers français par ses parents pauvres, décide de retraverser les Alpes, pour retrouver les siens. Catlin, dotée d’étranges pouvoirs, l’accompagne.
 

Au XIXe siècle, la pauvreté dans le nord de l’Italie incitait des milliers de parents à « louer » leurs enfants à des Français de l’autre côté de la montagne pour des travaux d’agriculture. Ce fait historique a inspiré le scénario du film : Cino, 9 ans, a été loué à un berger dans le Mercantor. Maltraité, il décide alors de retraverser les Alpes pour rejoindre les siens. Catlin, son amie d’infortune qui semble entretenir des rapports étranges avec les forces de la nature l accompagne. Seuls dans la montagne qui devient personnage à part entière et dans des conditions extrêmes, la fatigue et la peur font croire les enfants aux choses surnaturelles.

« C’est à travers le regard d’un jeune enfant soumis aux traditions culturelles, que (le réalisateur) dépeindra les difficultés de ces pauvres populations montagnardes. Au fil du temps, des superstitions, des croyances et des légendes s’étaient cristallisées autour de ses gorges sauvages, de ses couloirs de glace, de ses avalanches imprévisibles… La dénonciation sociale, même si elle n’est pas recherchée à priori, ne se limite pas à la période historique qui est celle du film, mais étend son ombre sur un présent qui nous regarde tous, bien que dans des contextes géographiques différents.
Et, comme tous les vrais voyages, le film raconte l’histoire d’une aventure de l’esprit dont le caractère emblématique, outre féerique, est évident. » (comme au cinéma)

Ils ont fait le film

Carlo, Alberto Pinelli

Encore jeune et après avoir terminé à l’université La Sapienza ses études d’histoire de l’art indien et d’Asie centrale, Pinelli, fils du scénariste Tullio, participait déjà à des expéditions archéologiques qui l’emmenaient en Turquie, en Afghanistan, et au Pakistan. pendant un certain temps, il était assistant de cette université et participait comme rédacteur à « Enciclopedia dell’Arte Antica » et à « Enciclopedia Italiana Treccani. »

Depuis 1961, Pinelli réalisait des films documentaires sur des sujets anthropologiques et socioculturels. Parmi ses à peu près 120 œuvres, dont il réalisait quelquesuns ensemble avec Folco Quilici, on citera : La civiltà del Mediterraneo, Pianeta d’Acquaen en 5 parties ainsi que les 13 parties de Vanishing Rainbows. En plus, il faisait de nombreux documentaires pour la RAI sur la conquête du pole ou bien des travaux sur les traces de l’orientaliste Guiseppe Tucci en Inde, au Népa, auTibet et au Pakistan. Dans les années 1980, il a créé également des 35 mm sur des sujets médico-physiologiques. En 1989, il tourna une œuvre sur son père.

Cet alpiniste enthousiaste proposa à 78 ans son premier long métrage, La storia di Cino, il bambino che attraversò la montagna (Cino, l’enfant qui traversa la montagne). il est aussi auteur de 7 livres parlant souvent de l’alpinisme. Il est un des fondateur et représentant de l’organisation Mountain Wilderness

Filmographie :

1961: Hindu Kush (documentaire, en collaboration)

1974: Il dio sotto la pelle (co-réalisateur, scénario)

2013: La storia di Cino, il bambino che attraversò la montagna (réalisateur)

(wikipédia (traduit de l’allemand)

http://mountain.wilderness.pagesperso-orange.fr/garants/pinelli.htm

http://www.notrecinema.com/communaute/stars/stars.php3?staridx=254489

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Ils en parlent

Le documentariste Carlo Alberto Pinelli s’essaie à la fiction avec un film d’aventure noir, inspiré de l’histoire italienne. S’inspirant d’un triste épisode de l’histoire italienne, méconnu, le documentariste Carlo Alberto Pinelli s’essaie pour la première fois à la fiction avec ce film d’aventure susceptible de plaire au jeune public, mais assez noir dans ce qu’il suggère pour qu’on ne le conseille pas aux plus petits. Soutenu par l’Unicef, Cino, l’enfant qui traversa la montagne prend appui sur des faits historiques pour s’attaquer au scandale universel du travail des enfants, qui constitue pour son jeune héros un calvaire d’autant plus grand que son employeur tente d’abuser de lui dans le sens le plus cru du terme.

Catlin, insolente, bravache

Souffrant d’une direction d’acteur inégale, le film reste trop classique, trop peu inventif formellement parlant pour créer une véritable ambiance. En surface, son style à l’ancienne et pas trop travaillé, ses décors naturels trouvent cependant un charme un peu désuet, dans lequel le jeu pas toujours contrôlé des enfants devient presque pittoresque.

Le scénario, en revanche, parvient à trouver un chemin intéressant dans les terres familières de l’aventure à hauteur d’enfant, en la personne de Catlin, la petite camarade de Cino. Insolente, bravache, la petite fille exhibe sa familiarité avec le monde des sorcières, révélant un sens du théâtre amusant, parfois joli, qui réoriente le parcours vers un mysticisme enfantin non dépourvu de poésie. Cela évite à Cino, l’enfant qui traversa la montagne de tomber dans les lourdeurs pédagogiques que son sujet pouvait faire craindre. (Noémie Luciani, Le Monde 16.12.2014 )

Targatocn.it

L’idée de ce film, explique Pinelli, m’a été suggérée il y a longtemps, par une étude sur les traditions populaires de Nuto Revelli. Elle se base sur une histoire vraie autour de laquelle avec le scénariste Giovanni De Feo, nous avons entrelacé une fiction riche de rebondissement. A la fin du 19ème et jusqu’au début du 20ème siècle , une misère extrême oblligeait souvent les montagnards de la vallée de Cuneo a proposer en location leurs enfants aux plus riches paysans de la plaine et parfois aux bouviers du versant français. Bouviers parfois très durs.

Le film raconte l’histoire de deux jeunes bergers qui fuient la tyrannie de leurs patrons français et leur traversée aventureuse de la chaîne alpine pour retourner dans leurs vallées natales. Une histoire qui ne pouvait pas être racontée, selon Pinelli, souf forme de documentaire mais sous forme de fiction : “j’ai réfléchi pendant vingt ans sur la manière de raconter cette histoire et au cours des trois dernières années on a construit le projet”. (extrait traduit de l’italien)

cinéma everyeye.it

(…) Carlo Alberto Pinelli documentariste et environnementaliste réalise un conte féerique où il se déplace à travers les pas de ( Polli )Cino,dans les thématiques du profond désastre économique et de l’exploitation des mineurs, dans les régions montagneuses….

L’histoire de Cino est conçue comme celle du petit poucet abandonné dans les bois par des parents qui ne peuvent l’affamer, mais s’appuie aussi sur l’expérience des petit Vacrots ( vacher en occitant) Le réalisateur affronte le theme du travail pour mineur ( et plus subtilement celui de l’abus sexuel également) avec délicatesse et réalisme. (Extraits traduits de l’italien)

En italien :

filmtv.it

mymovies.it

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