LA FAMEUSE INVASION DES OURS EN SICILE

 

LA FAMEUSE INVASION DES OURS EN SICILE

À partir de 9 ans

Animation – Lorenzo Mattotti – Italie, France – 2019 – 1 h 22 – VF

Les ours ne sont pas des hommes.

Dans le royaume des ours, le roi Léonce délaisse son règne depuis l’enlèvement de son fils Tonio. Quand l’hiver arrive et que la nourriture manque, il conduit son peuple dans la vallée des hommes pour trouver de l’aide. Mais le Grand-Duc lui déclare aussitôt la guerre. Soutenu par son armée et un magicien, Léonce finit par retrouver Tonio et prend la tête du pays. Très vite, il comprendra que l’homme et l’ours ne sont pas faits pour vivre ensemble... ! « Fable écologique qui confronte la candeur animale à la corruption politique, ce film (...) puise ses charmes à de multiples sources, des légendes méditerranéennes à la Renaissance italienne, en passant par la commedia dell’arte et Paul Grimault. » ( Télérama )

Pistes pédagogiques : la fable, adaptation/fidélité, identité, nature/civilisation, le pouvoir.
En savoir plus… https://www.pathefilms.com/film/lafameuseinvasiondesoursensicile
Désolé, il n'y a pas de séance prévue pour le moment. Revenez prochainement !

Ils ont fait le film

Lorenzo Mattotti, un touche-à-tout (Frédéric Potet, Le Monde)

 Né à Brescia en 1954, Lorenzo Mattotti étudie d’abord, à Venise l’architecture puis le graphisme. Il se heurte à de nombreux refus lorsqu’il veut publier ses BD. Mais en 1975, une première BD est publiée en France.

En 1983, il fonde à Bologne le groupe Valvoline dont les membres publient des suppléments de 30 à 40 pages dans le magazine Alter.

Dès 1984, il est reconnu et un critique écrit qu’il « est un des dessinateurs les plus marquants de la nouvelle génération italienne ».

Depuis, il dessine de nombreuses couvertures de journaux (Le Monde, Télérama, Paris Match, Libération, Vanity Fair, Cosmopolitan, Glamour, The New Yorker), illustre des pochettes de disque, peint, travaille en tant que scénariste, adaptateur, graphiste pour le cinéma. Il crée en particulier l’affiche du Festival de Cannes 2000…

Il est curieusement crédité comme chef décorateur dans la fabrication du film Pinocchio d’Enzo d’Alo, que nous avons retenu pour l’édition 2014 des Enfants du Cinéma, lorsqu’on lit

une interview parue dans le n° 704 de Positif (octobre 2019). « Vers 1977, j’avais entamé un travail graphique autour du roman de Collodi. Enzo m’avait demandé de commencer à travailler sur les personnages, nous avions fait un pilote de démonstration et tout s’est arrêté, encore une fois faute de moyens. Après bien des aléas, le projet a abouti. J’ai travaillé sur tous les aspects graphiques, décors et personnages, je travaillais alors seul chez moi, comme en bande dessinée et en illustration. Mais je ne suis pas allé plus loin que l’étape de préparation et n’ai pas été partie prenante du film, ce qui a engendré une part de frustration. »

En 2017, il confie à Frédéric Potet : « Ce que j’aime dans la bande dessinée, c’est sa force d’évocation. Quand j’ai commencé dans ce métier, la BD était un monde où tout était possible. Cela fait quelques années que j’ai l’impression que cette fenêtre est en train de se refermer. »

Dans la même interview, il annonçait travailler depuis longtemps sur une adaptation en dessin animé de « La Fameuse invasion de la Sicile par les ours », livre écrit et illustré par Dino Buzatti en 1945.

Dans la revue Positif, déjà citée, il précise : « J’ai fait de rapides croquis d’ours à partir des dessins de Buzatti. Mais c’est la rencontre avec mes coscénaristes Jean-Luc Fromental et Thomas Bidegain qui a vraiment fait germer ces premières graines. Je rencontrais aussi souvent Krammsky, autre grand buzzatien, car nos échanges pouvaient se faire en italien et nous nous connaissons depuis si longtemps !

Nous étions confrontés à de vrais problèmes narratifs car, malgré ma volonté d’absolue fidélité à Buzatti, il était évident que des modifications étaient nécessaires : il manquait avant tout un personnage féminin, et il fallait donner un rôle clé au narrateur. D’où l’invention de Gedeone qui ouvre le récit dans la grotte, auquel on a associé la fillette Almarina : tout alors commençait à se structurer et le relais narratif de l’histoire par le vieil ours a enrichi la donne. La première partie – la recherche de Tonio et la conquête de la Sicile – respecte la trame de Buzatti qui proposait des possibilités incroyablement diversifiées, tant sur le plan dramatique que visuel. En revanche, la seconde partie a été nettement modifiée, parce que Buzatti avait tendance à introduire un nouveau personnage à chaque nouveau problème dramatique, quitte à l’abandonner ensuite : le serpent de mer a tout du deus ex machina, l’ours détective ne sert que le temps de l’enquête, la magie de De Ambrosiis revient sans prévenir… Nous aurions pu justifier ces choix par l’intervention du narrateur, mais nous voulions à tout prix respecter la continuité narrative sans trop faire sortir le spectateur du récit : la voix off aurait été une facilité. »

Puis Lorenzo Mattotti s’exprime sur la bande originale du film, composé par René Aubry : « Je le connaissais depuis très longtemps pour son travail avec Carolyn Carlson. J’ai essayé ses musiques déjà existantes pour faire des tests et le choix d’instruments méditerranéens était pertinent. Je savais qu’il aurait la légèreté nécessaire pour mes images, que sa musique n’aurait rien à voir avec le côté symphonique du cinéma américain. Je voulais que la musique sorte des images et ne les surplombe pas, qu’elle vienne des ours. »

 Interviews écrites de Lorenzo Mattotti :

http://www.bdparadisio.com/intervw/mattotti/intmatto.htm

https://www.cineuropa.org/fr/interview/373120

 

Interviews vidéo de Lorenzo Mattotti 

https://www.youtube.com/watch?v=v1VMGgBQhEM

https://www.bing.com/videos/search?q=Interview+de+Mattotti&view=detail&mid=496511464050556FF7D5496511464050556FF7D5&FORM=VIRE

 

Des précisions sur Jean-Luc Fromental : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Fromental

Des précisions sur Thomas Bidegain : https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Bidegain

 

Le livre

Des renseignements sur Dino Buzatti : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dino_Buzzati

Des critiques du livre : https://www.babelio.com/livres/Buzzati-La-Fameuse-Invasion-de-la-Sicile-par-les-ours/1690

Le livre lu par Jean-Claude Carrière : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD-JEUNESSE/Ecoutez-lire/La-fameuse-invasion-de-la-Sicile-par-les-ours

 

La voix de Léonce, le roi des ours :

Elle est celle de Thierry Hancisse, acteur de la Comédie française. Il est venu au Festival Les Enfants du Cinéma, en 2011, pour présenter au cours d’une soirée mémorable le film La régate, de Bernard Bellefroid, tourné dans les environs de Namur.

[collapse]
Ils en parlent

« Tout simplement merveilleux ! »

http://www.passioncinema.ch/la-fameuse-invasion-des-ours-en-sicile/

« Un grand film poétique et populaire »

https://www.20minutes.fr/arts-stars/cinema/2621527-20191008-fameuse-invasion-ours-sicile-univers-improbable-dino-buzzati-prend-vie-enfin

« Dépasser le réalisme pour atteindre le poétique et le symbolisme crée un espace de liberté immense, même si le réalisateur se défend de tout militantisme. Il a voulu avant tout prolonger le merveilleux de l’ouvrage de son aîné. Pari gagnant, tant le spectateur s’en prend plein les mirettes et ressort de l’expérience l’âme ravie. »

https://www.bande-a-part.fr/cinema/critique/magazine-de-cinema-fameuse-invasion-ours-sicile-lorenzo-mattotti/

 

« Outre cette histoire en forme de conte baroque et enlevé, « La Fameuse Invasion des ours en Sicile » se distingue par son graphisme original, coloré et époustouflant. » Renaud Baronian (Le Parisien du 8 octobre 2019)

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/cinema/la-fameuse-invasion-des-ours-en-sicile-au-pays-des-ours-carres-08-10-2019-8168898.php

Conclusion de l’article de Guillemette Odicino du journal Télérama :

« Avec sa divine profusion de lignes (de perspective et de fuite) et de couleurs éclatantes, ce grand film d’animation impose sa vérité : quand deux logiques s’affrontent, c’est la nature, et non l’homme, qui a le dernier mot. »

Pour les abonnés de Télérama, la totalité de l’article :

https://www.telerama.fr/cinema/films/la-fameuse-invasion-des-ours-en-sicile%2Cn6020247.php

Extrait de l’édition du Monde réservée aux abonnés, article de Mathieu Macheret, 23 mai 2019 :

Une somptueuse rêverie plastique

« Ce qui frappe d’emblée, à la découverte du film, c’est la haute ambition d’un travail d’animation, qui ne se contente pas ici d’illustrer une histoire, mais invente un univers unique, joue avec les formes et les couleurs, enchante le regard à chaque instant. A commencer par ses décors somptueux, tout en lignes courbes, dont la souplesse et l’aspect molletonné tressent des paysages fantasmagoriques et rêveurs. Décors et personnages convoquent ainsi des influences picturales multiples, les scènes de nature empruntant les perspectives fabuleuses de l’expressionnisme, les espaces du palais ressemblant aux étendues métaphysiques d’un Giorgio De Chirico. Ours et créatures humaines font penser, quant à eux, tantôt aux figures volumineuses de Tamara de Lempicka, tantôt aux sculptures du futurisme italien. La Fameuse Invasion… fonctionne ainsi comme une somptueuse rêverie plastique, portée par une animation d’une grande fluidité et certaines scènes comme tissées dans la matière du songe (la visite des ours fantômes). »

[collapse]
Bande Annonce et vidéos

[collapse]

What do you want to do ?

New mail

What do you want to do ?

New mail

What do you want to do ?

New mail

Les commentaires sont fermés.