La jeune fille sans mains

Print Friendly, PDF & Email
  LA JEUNE FILLE SANS MAINS À partir de 9 ans
Animation – Sébastien Laudenbach – France – 2016 – 1h13 – VF
Un film d’animation lumineux !
Au commencement, il y a ce conte des frères Grimm, d’une cruauté inouïe. Où un meunier à bout de force, affamé et ruiné, vend sa fille au diable, contre une rivière d’or et l’illusion du bonheur.
Pistes pédagogiques : Le bien/le mal, la pureté, l’amour, la vénalité, le graphisme du film
En savoir plus…
Un film d’animation lumineux ! D’après l’œuvre des frères Grimm

En des temps difficiles, un meunier vend sa fille au diable. Protégée par sa pureté, elle lui échappe mais est privée de ses mains. Cheminant loin de sa famille, elle rencontre la déesse de l’eau, un doux jardinier et le prince en son château.

De ce récit métaphorique sur la noirceur de la nature humaine, Sébastien Laudenbach tire un film lumineux, une œuvre qui ne cesse de se réinventer sous nos yeux. Suggérées en quelques traits sûrs et gracieux, dont la pureté rappelle le travail de Matisse ou de Dufy, les silhouettes se forment et se défont.

Au-delà de sa beauté méditative, à couper le souffle, le film s’empare du conte initial avec une liberté et une poésie étonnantes. À travers les aventures fantastiques de la jeune fille, il brode sur sa trame rêveuse les thèmes les plus sombres : la toxicité de certains rapports parents-enfants, la vénalité, la lâcheté, la violence – mais aussi les choses les plus simples : la sexualité, l’amour, l’enfantement, la jouissance d’être vivant – avec la même candeur limpide, la même sincérité délicate. Pas de fausse pudeur à la Disney, dans ces scènes où le lait jaillit joyeusement d’un sein, où le diable est nu. Il invite simplement, et autrement, tous les publics, enfants compris, à contempler sans ciller la danse de l’art et de la vie.

Prix du jury au Festival International du Film d’Animation d’Annecy

Grand prix du Festival International du Film d’Animation de Bucheon (Corée du Sud) 

Prix du meilleur film au Festival International du Film d’Animation Anim’Est de Bucarest (Roumanie)

Festival de Cannes – Programmation ACID

Grand prix à l’Animafest (Bucarest)

Meilleur film – Brasilia International Film Festival

Public à partir de 9 ans

Ils ont fait le film

Réalisateur : Sébastien Laudenbach

Filmographie :
2009 – Regarder Oana (court-métrage)
2010 – Vasco (court-métrage)

Acteurs de doublage (voix originales)

Anaïs Demoustier (la jeune fille)

Anaïs Demoustier se passionne dès son plus jeune âge pour la comédie. C’est dans cette optique qu’à l’âge de sept ans, elle suit des cours de théâtre, lui permettant ainsi de se faire remarquer par une directrice de casting pour jouer un petit rôle dans Le Monde de Marty (1999), dans lequel elle donne la réplique à Michel Serrault. Fermement décidée à réitérer cette formidable expérience cinématographique, la petite lilloise décroche en 2003 son premier rôle important, dans Le Temps du loup, un drame familial mis en scène par Michael Haneke, avec Isabelle Huppert et Béatrice Dalle dans les rôles principaux.

Jérémie Elkaïm (le prince)

Repéré à l’âge de 17 ans dans le court métrage d’Olivier Seror, Un Léger différend, Jérémie Elkaïm se voit offrir un rôle dans Scènes de lit de François Ozon. Trois ans plus tard, il incarne l’un des héros de Presque rien de Sébastien Lifshitz, centré sur la relation amoureuse intense entre deux garçons. Grâce à ce film salué par la critique et le public, l’acteur se fait peu à peu un nom.
En 2001, en tête d’affiche de la comédie Sexy boys, il joue aux côtés de Matthias Van Khache et Julien Baumgartner. Après ce rôle de garçon plutôt sage et rangé, il retrouve ce dernier dans A cause d’un garçon, drame une nouvelle fois centré sur l’homosexualité. Par la suite, il enchaine les rôles secondaires dans Mariées mais pas trop, Qui a tué Bambi ? ou encore L’Intouchable.
En 2009, sa compagne, l’actrice Valérie Donzelli, lui offre non pas un mais quatre rôles dans sa première réalisation La Reine des pommes. Cette comédie musicale pétillante permet au jeune acteur de se démultiplier et de montrer l’étendue de son registre. Même une fois séparé, ce couple n’en finit pas de travailler ensemble : en 2011, ils sont à l’affiche de Belleville Tokyo d’Elise Girard, avant de porter à l’écran leur propre histoire et celle du cancer de leur petit garçon dans La Guerre est déclarée.Réalisé par Valérie Donzelli, ce film présenté en ouverture à la Semaine de la Critique à Cannes, consacre le duo de scénaristes qui remporte le Grand Prix au Festival du Film de Cabourg ainsi que le Prix du Jury et des Blogueurs au Festival Paris Cinéma.

Philippe Laudenbach (le Diable)
Olivier Broche (le père)
Françoise Lebrun (la mère)
Sacha Bourdo (le jardinier)
Ellina Löwensohn (la déesse)

[collapse]
Ils en parlent

Interview de Sébastien Laudenbach

Article de Théo Ribeton dans les Inrockuptibles

Article ’Isabelle Regnier dans Le Monde

Article de Télérama

Un mot de Michel Ocelot sur le film

 » La Jeune fille sans mains est dur à croire. C’est un long métrage d’animation fait par une seule personne, une seule ! — c’est un récit improvisé à mesure que l’animation se faisait (le point le plus impensable pour moi) — le dessin est en traits libres qui ne disent jamais tout — l’histoire de base est abominable, son niveau traitement ne fait rien pour l’estomper. 
Le résultat est un ouvrage jamais vu, déroutant, personnel, direct, sincère, épuré, étranger à toute idée de compromis, lumineux parfois, et il vous prend, et vous surprend tout au long.  « 

Michel Ocelot, réalisateu (Kirikou et la sorcière, Azur et Asmar…)

[collapse]
Bande Annonce et vidéos

[collapse]
Documents à télécharger et pistes pédagogiques

  La jeune fille sans mains : Dossier de presse (3,3 MiB, 165 hits)

[collapse]

Les commentaires sont fermés.