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  HOME À partir de 17 ans
Drame – Fien Troch – Belgique – 2017 – 1h43 – VOST (Interdit aux moins de 12 ans)
Autopsie d’une jeunesse qui se sent incomprise
Kevin, 17 ans, sort de prison, s’installe chez sa tante, et entre complicité et trahison se lie d’amitié à son cousin et ses amis. Ce quotidien sera bouleversé à jamais par un évènement inattendu.
Pistes pédagogiques : L’ennui, modèles parentaux, communication parents/enfants, le smartphone
En savoir plus…
Très librement inspiré par un fait divers réel, Homeévoque sans fard ni jugement moral une jeunesse vivant sur le fil du rasoir. Acceptant à contrecœur de recueillir chez elle son neveu, Kevin, qui sort de prison, Sonja lui obtient un stage auprès de son mari plombier et espère qu’il n’aura pas une mauvaise influence sur leur fils, Sammy. Celui-ci pour sa part s’ennuie un peu au point de se dire que tuer quelqu’un pimenterait peut-être sa vie. Ils ont pour ami John, un jeune homme fragile, complètement à la dérive, car maltraité par une mère folle, violente et abusive qui le pousse à bout. Ces trois jeunes gens évoluent au milieu d’adultes présents sans être vraiment là, et, sous la pression de parents incapables de laisser ces jeunes imaginer leur vie et faire leurs propres choix. À la croisée de Larry Clark (Kids ou Ken Park) et de Gus Van Sant (Elephant), la réalisatrice belge, nous confrontant à bien des interdits, dresse le portrait sans concession de deux générations viscéralement déconnectées l’une de l’autre.

Prix Orizonti de la Mise en Scène (Mostra de Venise)

Grand Prix du Jury (Festival de Cinéma Européen des Arcs)

Prix du Public et Prix de la Meilleure Musique (Festival du Film de Gand)

Sélection officielle TIFF 2016 (Festival International du Film de Toronto)

Prix Arte international (Festival International du Film de Turin)

Public à partir de 17 ans

Ils ont fait le film

Fien Troch, réalisatrice

Fien Troch est une scénariste et réalisatrice belge née le 11 mai 1978. Elle est diplômée de l’Ecole d’Arts LUCA de Bruxelles en 2000 où elle a également enseigné. Elle a écrit et dirigé de nombreux courts métrages grâce auxquels elle se fait un nom. Son premier long-métrage Een ander zijn geluk (Someone Else’s Happiness, 2005) est une plongée dans une communauté confrontée à la mort d’un enfant. Trois ans après, Fien est sélectionnée à la Résidence de la Cinéfondation au Festival de Cannes et réalise son deuxième long-métrage Unspoken (2008), qui traite de la disparition d’une petite fille. La première mondiale du film a lieu au Festival International du Film de Toronto (TIFF). En 2011, elle réalise son troisième long-métrage, Kid, la bouleversante histoire de Kid, un enfant de 7 ans, fils de fermier. Le film a été sélectionné et primé dans plusieurs festivals dans le monde. Avec son dernier film, Home, Fien gagne un prix, avant même que le tournage ne débute : le Prix International Arte France Cinéma au TorinoFilmLab pour le scénario.

entretien avec la réalisatrice, Fien Troch

dossier de presse (JHR Films)

paris-Match

cineuropa

un grand moment de cinéma (ou pas)

 

Nico Leunen, co-scénariste et monteur sur Home

Nico Leunen (1974) est un cinéaste belge. Il est diplômé de la Hogeschool Sint-Lukas Brussel en 1998 en tant que maître dans les arts audiovisuels. Il est connu pour ses travaux sur Alabama Monroe (2012), Lost River (2014) et Mediterranea (2015), Belgica (2016). Il est marié à Fien Troch. Ils ont deux enfants. Il a remporté le prix de la culture flamande pour le cinéma en 2013, ce qui a facilité sa rencontre avec Ryan Gosling, pour qui il a travaillé sur le montage de Lost River (2014). En juin 2015, il a été élu membre de l’Académie des Arts et des Sciences du Cinéma et peut participer à la cérémonie des Oscars.

Entretien avec Nico Leunen

Site Bruzz

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Ils en parlent
Bande Annonce et vidéos

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Documents à télécharger et pistes pédagogiques

dossier de presse (JHR Films)

http://docs.wixstatic.com/ugd/657804_d050e801ebbf492c9c09be5f0a1261d9.pdf

Inspiré d’un fait divers

Avec Home, Fien Troch s’est inspirée d’un documentaire qu’elle avait vu à la télévision et qui traitait d’une relation incestueuse mère-fils. La réalisatrice explique : « Cette histoire m’intéressait aussi car elle déplaçait le problème de l’inceste sur le terrain de la relation mère-fils, là où habituellement on parle plus volontiers des pères et de leurs filles. En précisant que mon film est basé sur des faits réels, je voulais montrer que la réalité dépasse parfois la fiction. »

Acteurs non-professionnels

Fien Troch tenait à faire tourner des acteurs non professionnels. Six mois avant le tournage, des castings ont été organisés pendant lesquels la directrice de casting Magali Coremans demandait aux jeunes comment ils voyaient leur avenir dans 20 ans et les faisait aussi réagir à des vidéos sur Youtube. La deuxième étape a consisté à leur donner du texte. « Les quatre adolescents que j’ai retenus ne se disaient pas qu’ils allaient devenir des stars de cinéma. On a trouvé le personnage de Kevin dans un skatepark. Celui de John, c’est sa mère qui l’avait inscrit au casting. Ils restaient eux-mêmes, alors que je sentais trop la fabrication chez les acteurs professionnels », précise la cinéaste.

Vidéos via smartphones

Fien Troch a fait le choix d’intégrer dans Home des vidéos réalisées par les jeunes via leurs smartphones. La réalisatrice justifie ce choix : « Les jeunes filment et se prennent en photo tout le temps ! Dans un souci de réalisme et pour en faire des personnages actifs, nous avons décidé de confier un téléphone à chacun des acteurs. Ils avaient pour consigne de filmer ce qu’ils voulaient. A la fin d’une scène, par exemple, je leur demandais de rester et de continuer à filmer, après que l’équipe ait quitté les lieux. La seule scène que nous avions prévue de tourner avec le smartphone est celle du meurtre de la mère, lorsque John et Kevin sont dehors. »

Influencée par Larry Clark

Larry Clark, célèbre metteur en scène américain connu pour ses films très explicites sur l’adolescence, a été une influence pour Fien Troch. Dans Home, la cinéaste voulait retrouver la noirceur de la vision du réalisateur : « Je voulais faire un film dans lequel les jeunes ne sont pas pervertis, mais ne sont pas des saints non plus. Pour cela, je me suis replongée dans les sentiments que j’avais éprouvés il y a des années, en voyant les films de Larry Clark. Je souhaitais retrouver la noirceur de sa vision, conjuguée à son geste cool. »

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