LE LENDEMAIN

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lendemain A partir de 15 ans
Drame – Magnus von Horn – Pologne, Suède, France – 2016 – 1h41 – VOST
Criminel un jour, criminel toujours ?
John, adolescent, sort d’un centre de détention pour mineurs et retourne dans son lycée où ses camarades le rejettent. Avec détermination, il affronte sa vie passée et présente.

John, encore adolescent, sort de prison et rentre vivre chez son père dans la ferme familiale au centre de la Suède. Il aspire à un nouveau départ mais la communauté locale n’a ni oublié, ni pardonné son crime. L’adolescent retourne dans son ancien lycée où il n’est pas le bienvenu. Ses camarades le rejettent mais John fait le dos rond et ne riposte pas. Sa présence attise les pires pulsions chez chacun, l’atmosphère devient menaçante, proche du lynchage. Rejeté par ses anciens amis et abandonné par ses proches, John perd espoir et la violence qui l’a conduit en prison refait peu à peu surface. Seule Malin, une jeune fille qui habite près de la maison de l’ex-petite amie de John, semble comprendre le désarroi du jeune homme. Filip, le jeune frère de John, supporte de moins en moins la pression et commence à désobéir à son père. L’atmosphère devient de plus en plus pesante autour de John… Dans l’impossibilité d’effacer le passé, il décide d’y faire face.


Oscars suédois 2016 : Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Acteur dans un Second Rôle

Ils ont fait le film

Magnus von Horn est né à Göteborg en Suède et a étudié à l’École Nationale de Cinéma de Łódź. Il vit à Varsovie. Il a réalisé plusieurs court-métrages qui ont remporté de nombreuses récompenses à travers le monde. Son documentaire “Radek” a remporté le Prix Maciej Szumowski au Festival du Film de Cracovie. Le court-métrage “Echo”, réalisé lors de ses études, a reçu de nombreux prix, dont le Hobby-Horse d’Argent à Cracovie pour le meilleur court-métrage, le Prix du Meilleur Film à Munich et le Grand Prix du Festival Tous Courts d’Aix-en-Provence. “Echo” était également en compétition officielle au Festival de Sundance 2010. La première de son film de fin d’études, “Utan snö” (Without Snow) a eu lieu au Festival International du Film de Locarno 2011, puis a remporté le Grand Prix au Festival International du Documentaire et du Court métrage de Bilbao et a été nominé pour le Prix Guldbagge du Swedish Film Institute. En Pologne, le film a reçu le Hobby-Horse d’Argent au Festival du Film de Cracovie et le Grand Prix du Jeune Cinéma au Festival du Film Polonais de Gdynia. Il est coscénariste du film “The World” de Anna Kazejak-Dawid. “Efterskalv” (Le Lendemain) est son premier longmétrage

L’idée de réaliser “Efterskalv“ (Le Lendemain) m’est venue lors de mes repérages pour mon courtmétrage de fin d’études “Utan snö” (Without Snow). Je lisais des rapports de police sur des crimes commis par des adolescents et l’une de ces histoires m’a particulièrement bouleversé. Un jeune garçon de 15 ans avait étranglé sa petite amie, parce qu’il ne pouvait supporter qu’elle soit tombée amoureuse d’un autre. Je percevais entre les lignes de cette confession que derrière cet acte atroce, se cachait en réalité un jeune garçon timide, qui avait avoué son crime, mais ne comprenait pas comment il avait pu commettre un acte aussi terrible. Un enfant apeuré, qui s’était senti trompé par l’amour et qui essayait maintenant d’en assumer les conséquences, sans y être préparé émotionnellement. Notre film est inspiré de cette histoire. Pour moi, l’essence de “Efterskalv” (Le Lendemain) est l’histoire d’un garçon qui, après avoir commis un meurtre et purgé sa peine, est remis en liberté, alors qu’il n’est encore qu’un enfant. Il voudrait tourner la page, mais son entourage ne lui permet pas. C’est l’histoire de personnes déconnectées de leurs émotions, comme une maladie sourde et silencieuse présente dans la société et transmise dans la famille du protagoniste de génération en génération, et qui finalement trouve une issue dans le meurtre d’une jeune fille. Tout le monde est fautif, mais l’admettre serait reconnaître une responsabilité incontournable, une faute irréparable.

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Ils en parlent

Critiques de la presse sur Le lendemain

Télérama  par Samuel Douhaire

Le jeune cinéaste, décidément très prometteur, a aussi un sens du casting surprenant.

 La critique complète est disponible sur le site Télérama

aVoir-aLire.com  par François Bonini

(…) le film l’emporte par sa rigueur et par sa force : il bouleverse, indigne, émeut. Et certaines séquences sont d’une justesse et d’une beauté inouïe.

 La critique complète est disponible sur le site aVoir-aLire.com

Studio Ciné Live  par Thierry Chèze

La maîtrise de ce premier long offre une certitude : la naissance d’un cinéaste. (…) (Un) film remarquablement éclairé par le directeur de la photo d' »Ida ».

  Positif  par Yannick Lemarié

Le tout forme un film d’une intensité fiévreuse.

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