LEAVE TO REMAIN

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 leave-to A partir de 15 ans
Drame – Bruce Goodison – Royaume Uni – 2015 – 1h29 – VOST.
Leurs vies dépendent de leur passé !
Quotidien cruel, à partir de faits réels, de trois adolescents migrants qui affrontent les rigueurs de la société anglaise et de son système d’asile impitoyable.
 

Dans l’attente de leur statut de réfugié, trois adolescents, laissant derrière eux leurs familles et leur pays, demandent l’asile en Grande-Bretagne. Ils doivent affronter les rigueurs d’une société où l’accès au droit d’asile et son application sont impitoyables.
Basé sur des faits réels,
Leave To Remain raconte le quotidien de milliers de jeunes arrivés seuls et terrifiés sur les côtes anglaises.
Le spectateur vit, au plus près de ces adolescents, cette période d’attente angoissante pendant laquelle leur dossier est instruit. Tout est bon à l’administration pour trouver la faille qui permettra de leur refuser le droit au séjour. Par exemple le soupçon de tricherie sur leur âge et leurs origines réels.
Ce film trouve une résonnance dans l’actualité. Il nous amène à considérer ces jeunes pour ce qu’ils sont : des enfants à accueillir, à entourer, à protéger.

« Leave To Remain » est soutenu par la Ligue des Droits de l’Homme .

Ils ont fait le film

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Ils en parlent

SITUATION DES ENFANTS REFUGIES DANS LE MONDE

RAPPORT DE L’UNESCO

Seuls 50 % des enfants réfugiés suivent un enseignement primaire et 25 % des adolescents réfugiés un enseignement secondaire. C’est ce qui ressort d’un nouveau document d’orientation, intitulé « Plus d’excuses » et publié conjointement par l’UNESCO dans le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (Rapport GEM) et par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en amont du Sommet mondial sur l’action humanitaire qui se tiendra à Istanbul (Turquie) les 23 et 24 mai.

Le document appelle les pays et leurs partenaires dans l’action humanitaire et le développement à faire en sorte que les personnes déplacées de force soient intégrées aux plans nationaux d’éducation et à recueillir des données qui permettent mieux de suivre leur intégration au système éducatif et leurs progrès.

« Il existe un nombre sans précédent de personnes déplacées de force, ce qui exerce une pression énorme sur les systèmes éducatifs. Pour ces enfants et ces jeunes, cependant, l’éducation revêt une importance particulière : le simple fait d’être scolarisés les protège de la traite, de l’adoption illégale, du mariage d’enfants, de l’exploitation sexuelle et du travail forcé », a déclaré Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO.

Les données relatives aux enfants réfugiés non scolarisés dans le monde masquent d’importantes différences entre les pays. Les taux moyens de scolarisation primaire sont de 80 % dans certains sites d’accueil de réfugiés en Égypte, en République islamique d’Iran et au Yémen, mais de seulement 40 % au Pakistan et 50 % en Éthiopie.

L’accès des réfugiés à l’enseignement secondaire est encore plus limité dans de nombreux pays. Au Kenya, au Pakistan et au Bangladesh, moins de 5 % des adolescents âgés de 12 à 17 ans fréquentent l’enseignement secondaire. La fréquentation de l’éducation préscolaire reste très limitée dans certains pays, n’atteignant que 7 % en Turquie en 2015.

« Les enfants réfugiés, comme tous les enfants du monde, ont droit à l’éducation. Il est essentiel que les enfants qui ont été déracinés par la guerre et la violence ne soient pas davantage laissés pour compte », a déclaré Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. « Nous exhortons les donateurs et les organisations de développement à aider à intégrer les enfants et les jeunes réfugiés dans les systèmes éducatifs nationaux ».

D’après Aaron Benavot, Directeur du Rapport GEM de l’UNESCO, il est difficile, voire parfois impossible de recueillir des informations sur des populations en déplacement. « Le peu que nous savons concerne surtout les gens qui vivent dans des camps, or plus de la moitié des réfugiés, dans le monde, vivent dans des zones urbaines, où l’on dispose d’encore moins de données car les systèmes d’information ne les suivent pas. Il nous faut savoir qui ils sont, ce qu’ils ont vécu et si nous répondons efficacement à leurs besoins ».

S’appuyant sur les données disponibles hors des camps, le document montre que parmi les réfugiés syriens d’âge scolaire, seuls 53 % en Jordanie, et 30 % en Turquie, sont inscrits à l’école.

On dispose encore moins de données fiables sur les personnes déplacées, mais les rapports indiquent qu’elles exercent une pression énorme sur des systèmes éducatifs déjà faibles. Au Nigéria, par exemple, les enfants déplacés du fait d’attaques menées par Boko Haram n’avaient accès à aucune forme d’éducation en juin 2015 dans 19 des 42 camps. En Iraq, en 2015, seuls 32 % des enfants et des adolescents déplacés avaient accès à une forme d’éducation. Au Yémen, dans le Gouvernorat de Lahj, seuls un tiers des enfants déplacés d’âge scolaire étaient inscrits à l’école.

Les personnes déjà marginalisées, comme les filles, sont souvent les réfugiés les plus mal lotis. Dans les camps de Kakuma (Kenya), en 2015, seuls 38 % des élèves des écoles primaires étaient des filles. Au Pakistan, où le mariage précoce et les grossesses d’adolescentes sont fréquents, les taux d’abandon scolaire, chez les filles réfugiées, atteignent parfois 90 %.

Les filles et les femmes représentent 70 % des personnes déplacées dans le monde et celles qui sont le plus laissées pour compte dans l’éducation. En Iraq, dans le Gouvernorat de Najaf, 81 % des filles âgées de 15 à 17 ans n’étaient pas scolarisées, contre 69 % des garçons du même âge. Dans les régions urbaines d’Afghanistan, seules 1 % des femmes déplacées étaient jugées alphabétisées, contre 20 % des hommes.

ONU

Les experts s’inquiètent de voir se développer chez ces jeunes générations qui n’ont connu que les conflits une certaine forme d’insensibilité à la violence…

Ces enfants réfugiés ont effectivement une perception différente de la violence. Cependant, j’ai vu en Grèce des enfants terrorisés en entendant passer des avions de chasse au-dessus de leur tête. Je ne sais pas si on s’habitue à la violence. Il est toutefois certain que l’intégration ne se fait pas si on ne soigne pas les troubles psychologiques. Nous mettons les moyens pour apporter un soutien psychologique partout, en Grèce comme à Calais. Ce n’est pas facile car beaucoup de migrants sont de passage. Et il faut proposer à ces jeunes autre chose que de tourner en rond dans les camps…

UNICEF

De nouveaux chiffres révèlent qu’environ un demi-million d’enfants réfugiés et migrants sur les routes vers l’Europe se seraient tournés vers des passeurs depuis janvier 2015, les délais d’attente et le désespoir les conduisant entre les griffes de criminels prompts à exploiter leur vulnérabilité. 

Genève, le 2 Septembre 2016 – Afin de jeter la lumière sur les sombres activités des passeurs de migrants en Europe, et d’améliorer la réponse apportée, l’UNICEF a recueilli des informations de différentes sources – telles qu’ Europol-Interpol, témoignages des enfants eux-mêmes, publications de différentes agences de l’ONU, ONG, ou encore informations rapportées par les médias, et vérifiées. 

Les chiffres publiés cette semaine par Eurostat révèlent que plus de 580 000 demandes d’asile ont été déposées par des enfants en Europe* depuis janvier 2015. Etant donné qu’un récent rapport d’Europol-Interpol suggère que plus de 90% des périples effectués par les réfugiés et migrants arrivant en Europe ont été facilités par des passeurs travaillant pour des réseaux criminels, on estime qu’au moins un demi-million d’enfants ont eu recours à des passeurs à un moment donné de leur trajet. Les enfants non accompagnés représentent près de 100 000 enfants sur le chiffre total, et sont particulièrement susceptibles de faire appel à des passeurs.
 

« Fermer les frontières pousse les enfants à prendre de plus grands risques »

« Fermer les frontières officielles, c’est comme fermer la porte à clé mais laisser les fenêtres ouvertes, ce qui pousse les enfants, en particulier les enfants non accompagnés, à prendre de plus grands risques » explique Marie-Pierre Poirier, Coordinatrice spéciale de l’UNICEF pour la crise des réfugiés et migrants en Europe. « Les Etats devraient construire des systèmes de protection plus importants pour les enfants, et non pas construire des murs plus hauts. »

Bien que l’afflux de réfugiés et migrants ait considérablement ralenti, la fermeture des frontières, le durcissement des politiques migratoires et l’accord entre l’Union Européenne et la Turquie ont conduit ces groupes criminels, à utiliser, pour les réfugiés et migrants, des itinéraires déjà bien établis pour le trafic de drogue et d’armes.

« Les politiques de contrôles migratoires, plutôt que les réels et urgents droits et besoins des enfants réfugiés et migrants, ont souvent guidé les Etats dans leur réponse. S’il existait des options sûres et légales, les enfants et leurs familles ne seraient pas forcés de tomber dans les griffes des passeurs et des trafiquants qui emmènent nombre d’entre eux sur des itinéraires alternatifs dangereux.»

On estime que l’activité des passeurs et la traite humaine s’élève à des sommes entre 5 et 6 milliards de dollars US par an. Le nombre de personnes se lançant dans un de ces périlleux voyages a baissé, mais Europol estime que les criminels ont triplé leurs prix, de nombreux migrants payant maintenant 3 000 dollars pour une seule étape de leur trajet.

Les enfants sortent souvent endettés du fait d’avoir dû faire appel à un passeur. Le règlement de ces dettes les expose davantage aux risques d’exploitation par des trafiquants ; des cas d’enfants non-accompagnés échangeant des services sexuels ont été rapportés en France et en Italie, ainsi que d’autres forcés à travailler ou contraints de commettre des délits.

Près de 50 millions d’enfants « déracinés » dans le monde

Publié le 06 septembre 2016 | Modifié le 08 septembre 2016

Dans un nouveau rapport, l’UNICEF révèle que 28 millions d’enfants sont déplacés de force par les conflits et la violence, à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières, et 20 millions d’autres sont poussés à migrer dans l’espoir d’une vie meilleure, plus sûre.

Augmentation du nombre d’enfants réfugiés et migrants bloqués en Grèce

Publié le 26 août 2016 | Modifié le 05 octobre 2016

Avec l’augmentation soudaine des arrivées, des centaines d’enfants réfugiés et migrants supplémentaires sont coincés en Grèce, avec des besoins essentiels comme l’éducation et la protection, selon l’UNICEF. 

Mineurs non accompagnés : des dangers à chaque pas

Publié le 14 juin 2016 | Modifié le 14 juin 2016

Sur dix enfants réfugiés et migrants qui arrivent en Europe cette année par l’Italie, plus de neuf ne sont pas accompagnés. L’UNICEF avertit qu’ils sont confrontés à des menaces croissantes de mauvais traitements, d’exploitation et à des dangers de mort.

Nawwar, enfant réfugié syrien : « Je suis content d’être en Allemagne parce qu’il n’y a pas la guerre »

Publié le 02 juin 2016 | Mo

Des enfants syriens dorment dans la boue aux portes de l’Europe

Publié le 17 mars 2016 | Modifié le 18 mars 2016

Voix du terrain – Le témoignage de Rajae M’sefer Berrada, représentante adjointe de l’UNICEF en ex-république yougoslave de Macédoine : elle raconte l’horreur et l’absurdité de la situation des enfants réfugiés et leurs familles qu’elle rencontre quotidiennement sur le terrain..

Scandale en Grande-Bretagne: 360 enfants réfugiés sont portés disparus

Des centaines d’enfants réfugiés ont disparu depuis leurs arrivées au Royaume-Uni. Ils seraient victimes de différentes formes d’exploitation.

Les chiffres publiés par les autorités d’immigration de la Grande-Bretagne montrent qu’ils n’ont aucune idée sur l’état de 360 enfants vulnérables.

Plus de 200 d’entre eux ont disparu depuis plus de deux ans. Les militants des droits d’Enfants et des membres du parlement accusent le gouvernement britannique d’incompétence sur la gestion des réfugiés, notamment des enfants.

Selon d’autres chiffres publiés au début de 2016, par l’agence de coordination policière Europol, plus de 10.000 enfants migrants non accompagnés ont disparu en Europe ces deux dernières années.

L’Europol craint que nombre d’entre eux soient exploités, notamment sexuellement, par le crime organisé.

 

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