Wallay

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  WALLAY À partir de 11 ans
Comédie – Berni Goldblat – France, Burkina, Qatar – 2017 – 1h24 – VF avec passages sous-titrés
Être l’enfant de sa famille ou d’une société.
Ady a 13 ans et n’écoute pas son père qui l’élève seul. Ce dernier, à bout, décide de le confier à son oncle pendant l’été…au Burkina Faso. Là-bas, à 13 ans, on ne vit pas comme en France !
Pistes pédagogiques : L’identité, le choc des cultures, la famille, pays riches/pays pauvres
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Ady, 13 ans, habite une cité de Vaulx-en-Velin. Il n’écoute plus son père qui l’élève seul. Avec ses copains, il vit en toute liberté et n’hésite pas à s’adonner à quelques trafics, auxquels son père décide de mettre fin en l’envoyant chez son oncle Amadou, le temps d’un été, dans son pays d’origine au Burkina Faso. Là-bas, à 13 ans, on se doit de devenir un homme mais Ady, persuadé de partir en vacances, ne l’entend pas de cette oreille… Quand Ady comprend que, dans cet endroit du bout du monde, le chargement du smartphone est aléatoire, que la douche se prend en plein air à peine isolé derrière des canisses et qu’un seul seau d’eau tiré au puits voisin permettra un rinçage approximatif, il veut repartir vers ce qu’il estime être « chez lui ». Bien malgré lui, Ady va s’engager sur le chemin de ses racines familiales, une quête qu’il n’aurait jamais imaginée aussi essentielle. 
Sur le questionnement si actuel de l’identité, Berni Golblat signe un film rendu joyeux par la fougue et l’humour de son personnage principal vif et insolent. Comment grandit-on quand on est à la fois d’ici et d’ailleurs ? Que signifie être métis ? Utilisant le prétexte de ce voyage initiatique, le récit décrypte les bouleversements d’un adolescent qui s’ouvre à la découverte du monde.Prix du public – FIFF Namur Prix « Polis SRL » du Festival del Cinema Africano, d’Asia e American Latina di Milano

Prix du public Festival de Cine Africano – FCAT

Prix du public Festival Cinémas d’Afrique – Angers

Prix d’interprétation masculine pour Makan Nathan Diarra – Festicab

Meilleur film international Zanzibar International Film Festival

Grand prix Kilimandjaro Africlap Toulouse

Prix du jury Cinekid

Prix du public Festival Cinema Africano di Verona

Prix UNICEF – Vienna International Film Festival

Public à partir de 11 ans

Ils ont fait le film

Le réalisateur : Berni Goldblat

Biographie : Fichier Dossier de presse.

Cinéaste né à Stockholm en 1970, de nationalités suisse et burkinabée, Berni Goldblat est réalisateur, monteur, producteur. Il est l’auteur de films documentaires réalisés principalement au Burkina Faso. En 2000, il fonde Cinomade une association basée au Burkina Faso dont l’objectif est la création et la diffusion d’outils de sensibilisation, notamment par le cinéma. Pour contribuer à sauvegarder la culture cinématographique à Bobo Dioulasso, il participe par ailleurs

à la création de l’association « Il faut sauver le Ciné Guimbi », visant à réhabiliter le « Ciné Guimbi » et doter ainsi la région d’une salle de cinéma haut de gamme. Il a également créé « Les films du Djabadjah », une société de production audiovisuelle basée également au Burkina Faso. Il est formateur en écriture de films documentaires pour Africadoc, et membre du jury aux African Movie Academy Awards (AMA), les Oscars du film africain qui ont lieu chaque année au Nigéria.

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Ils en parlent

Berni Goldblat présente son film. Fichier Dossier de presse.

Critique du site avoir-alire.com

Né d’une mère française et d’un père africain, Ady se sent bien dans cette France où il est né. Il habite dans une cité à Vaulx en Velin. Avec ses copains, il vit en toute liberté et n’hésite pas à s’adonner à quelques trafics, auxquels son père décide très vite de mettre fin en l’envoyant dans son pays d’origine. Bien malgré lui, Ady va s’engager sur le chemin de ses racines familiales, une quête qu’il n’aurait jamais imaginé aussi essentielle. 
Sur le questionnement si actuel de l’identité, Berni Golblat, après plusieurs documentaires, signe un premier long-métrage sans prétention, rendu joyeux par la fougue et l’humour de son personnage principal vif et insolent. Comment grandit-on quand on est à la fois d’ici et d’ailleurs ? Que signifie être métis ? Utilisant le prétexte de ce voyage initiatique, le récit décrypte sans jamais se prendre au sérieux les bouleversements d’un adolescent qui s’ouvre à la découverte du monde.

Quand Ady comprend que dans cet endroit du bout du monde, le chargement du smartphone est soumis aux caprices du bon (ou mauvais) fonctionnement de l’ électricité, que la douche se prend en plein air à peine isolé derrière des canisses et qu ’un seul seau d’eau tirée au puits voisin permettra un rinçage approximatif, il veut repartir vers ce qu’il estime être « chez lui ». Pour tenter d’acheter sa liberté, il revend ses objets électroniques devenus inutiles. De quoi révolutionner ce village encore bien ancré dans ses traditions et ses fantasmes. L’oncle Amadou, plus désireux que jamais de mâter ce gamin décidément bien indocile, décide d’accélérer son initiation. Pris lui-même en flagrant délit de mensonge, il finit par s’adoucir et permet à la colère d’Ady de s’apaiser en allant à la rencontre de personnages pleins d’humanité, incarnés par des acteurs tous d’une grande justesse. La douceur de Jean, son cousin et son meilleur médiateur, la sagesse et la tolérance de Mam, sa grand-mère, (l’adorable Joséphine Kaboré) parfait fil relationnel entre cette culture ancestrale et celle de celui qu’elle nomme « mon petit blanc » et la fraîcheur de Yéli, mutine et délicieuse fillette de son âge pas dupe des roueries de ce « rouleur de mécanique » nous amènent à partager les craintes, les doutes puis finalement l’adhésion du jeune homme face à ce monde inconnu.

Rassemblant les différents éléments du puzzle culturels de la vie d’Ady le récit présente la diversité comme une richesse et contribue à installer une ambiance de légèreté et de sérénité. Les deux cultures ne s’opposent pas, elles se complètent. Partagé entre sourire et émotion, on regarde ce jeune adulte en devenir confronté à ses racines, accepter de remettre en cause ses certitudes pour laisser la place à d’autres coutumes dont il était détenteur sans le savoir. Une réalisation fluide calquée sur le rythme de cet adolescent sincère et déterminé à qui le jeune Makan Nathan Diarra communique énergie et vérité permet au spectateur de se régaler de cette chaleureuse rencontre avec l’humain.

Critique du site pédagogique belge Ecran large sur tableau noir

Ady, 13 ans, vit avec son père dans la banlieue de Lyon. Comme tous les jeunes ados de son âge, il écoute de la musique sur son smartphone, passe du temps sur Internet et aime les baskets à la mode. Or son père, qui l’élève seul, n’a pas trop les moyens de satisfaire tous ses caprices, d’autant plus qu’il aide régulièrement la famille restée au pays. Qu’à cela ne tienne, Ady est bien décidé à mener le même train de vie que ses copains de la cité, quitte pour cela à détourner l’argent des mandats. Dépassé et à bout de ressources, son père décide alors de l’envoyer au Burkina Faso et de confier l’éducation de son fils à son frère Amadou.

Pensant partir pour des vacances, Ady découvre un pays qui n’en finit pas de l’étonner, où il n’y a pas d’électricité la journée, où l’eau est rationnée et où son oncle devient son père en vertu de la coutume. Bien décidé à n’en faire qu’à sa tête, le jeune garçon ne mesure pas la portée de la tradition et il lui faudra accomplir un acte de bravoure pour acquérir l’estime de son oncle et obtenir ainsi l’autorisation de rentrer en France…

« Wallay », qui titre le film de Berni Goldblat et signifie « Je te jure » en arabe annonce d’emblée la tonalité d’une œuvre pleine de vie et de joie. Le film, qui prend la forme d’un parcours initiatique menant un jeune des cités sur les pas de ses origines, dévoile un regard sincère et à hauteur d’enfant sur un continent africain trop souvent réduit à quelques grands clichés. À ce titre, il se détache d’une vision misérabiliste pour offrir une perspective intéressante sur le fossé socio-économique entre pays riches et pays pauvres, mais aussi sur des pratiques socioculturelles très différentes qui forgeront le caractère d’Ady tout en lui permettant de tisser de vrais liens avec ses proches et sa culture d’origine.

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Bande Annonce et vidéos

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Documents à télécharger et pistes pédagogiques

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