Leave no trace

À partir de 13 ans

Leave no trace
Drame – Debra Granik – États-Unis – 2018 – 1 h 49 – VOST
Odyssée en marge de la société.
Tom a 15 ans. Elle habite clandestinement avec son père dans la forêt qui borde Portland. Limitant au maximum leurs contacts avec le monde moderne, ils forment une famille atypique et fusionnelle.
Pistes pédagogiques : relation père-fille/l’art de la survie/la fin de l’enfance/le rejet de la société
26, mars, 201921:30Leave no traceCinéma METROPOLIS Carte
29, mars, 201917:00Leave no traceCinéma METROPOLIS Carte
29, mars, 201920:30Leave no traceCinéma TURENNECarte
31, mars, 201910:30Projection Jury jeune ouverte au publicCinéma METROPOLIS Carte
3, avril, 201914:00Leave no traceCinéma METROPOLIS Carte
5, avril, 201917:00Leave no traceCinéma METROPOLIS Carte
En savoir plus… https://www.condor-films.fr/film/leave-no-trace/
Tom a 15 ans. Elle habite clandestinement avec son père dans la forêt qui borde Portland, Oregon. Limitant au maximum leurs contacts avec le monde moderne, ils forment une famille atypique et fusionnelle. Tom et son père font partie de ce mouvement autour de la préservation et de l’application des techniques de survie primitives. Dans cette relation parent-enfant, parfois Tom doit prendre le rôle de l’adulte car son père, Will, est un vétéran qui depuis son retour de la guerre souffre de problèmes psychiatriques. Expulsés soudainement de leur refuge, les deux solitaires se voient offrir un toit, une scolarité et un travail. La rencontre avec l’autre monde va les obliger à en apprendre plus l’un sur l’autre, car jusqu’à présent l’enjeu était la survie et le désir de Will était d’apprendre à sa fille tout ce qu’il sait d’utile. Alors que son père éprouve des difficultés à s’adapter, Tom découvre avec curiosité cette nouvelle vie. Le temps est-il venu pour elle de choisir entre l’amour filial et ce monde qui l’appelle ? 

Grand prix du jury du meilleur film pour Debra Granik au Festival du film indépendant de Boston. Meilleur film pour Debra Granik au Festival du film de Heartland.

Ils ont fait le film

Debra Granik réalisatrice et scénariste :

Debra Granik est une réalisatrice américaine. Après avoir été diplômée en cinéma à l’université de New York, Debra Granik réalise son premier court-métrage en 1997, Snake Feed. Ce dernier est primé au festival de Sundance. En 2004, elle passe à la réalisation de son premier long, Down to the bone. Influencée par le cinéma lié au réalisme (les frères Dardenne par exemple), Granik réalise son deuxième film en 2010, Winter’s bone, tiré de son premier court-métrage. Thriller âpre et rural, Winter’s bone reçoit le prix du Jury au Festival de Deauville.
Debra Granik continue d’éclairer les angles morts de son pays. Tiré d’un livre de Peter Rock, L’abandon, lui-même inspiré d’un fait divers, son dernier film se penche sur ceux qui, par conviction politique ou nécessité, se sont écartés de l’existence commune. Les « outcasts », laissés pour compte, survivalistes, adeptes de la décroissance, communautés rurales vivant de peu, qui se battent pour préserver leur indépendance. Avec un tel sujet de prédilection, il était tentant de demander à la cinéaste indépendante de 55 ans des nouvelles des Etats-Unis aujourd’hui…
« L’Amérique de Trump me fait beaucoup penser aux années 30. Ou comment le populisme et le totalitarisme sont progressivement montés en puissance sans que personne ne réagisse. » La cinéaste évoque la naïveté de ses compatriotes, persuadés que la démocratie est intouchable aux Etats-Unis.

Mathile Blottière « Télérama »

Fidèle aux thématiques qui traversent son cinéma (filiation, quête de liberté, place de l’homme face à la nature, drogue), Leave no Trace prend le pouls d’une société à la croisée des chemins. Évitant subtilement les écueils de la psychologie pour se concentrer sur la relation père/fille, le film rend compte du fossé que creusent les nouvelles générations avec celles qui les précèdent et se fait le relais de leurs espérances. Celles d’une vie où liberté ne rime plus avec solitude et où culture et nature s’harmonisent enfin.

Ben Foster, acteur :

Ben Foster qui joue Will est connu pour ses performances intenses et précises dans des films comme Hell or high water, Lone survivor et 3h10 to Yuma. « J’ai vu et aimé le travail de Ben, comme dans « Le messenger » explique Debra Granik. Ce rôle est complexe, et je savais qu’il pourrait y mettre toutes les facettes et l’intensité qu’il faudrait. Il travaille très en profondeur, sans jamais rien laisser au hasard. Foster était aussi très intéressé par les expériences des vétérans. J’ai été très touché par le fait qu’il ai beaucoup travaillé, et fait des recherches sur les expériences de soldats revenant du front. Dans plusieurs de ses films, on lui a demandé d’aller chercher au plus profond de lui. J’ai aussi appris que cette idée d’une existence hors du monde, avec moins de possessions, et la question des réseaux sociaux était au cœur de ses interrogations. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est bien tombé » Pour une réalisatrice habituée au film d’auteurs, un acteur comme Foster est un immense cadeau, il est un défenseur du cinéma indépendant.

Thomasin Harcourt McKenzie, actrice :

Thomasin Harcourt McKenzie qui joue le rôle de Tom, est arrivée sur le projet via une vidéo d’audition. « Quand on nous a dit qu’elle était de Nouvelle-Zélande, je me suis dit « impossible». Je n’avais pas envie de prendre quelqu’un qui ne soit pas de cette région. Nous avons rencontré beaucoup de jeunes actrices, toutes très bonnes, mais l’audition de Tom m’est restée. Quelque chose dans sa façon de jouer me disait qu’elle avait la bonne intuition pour ce rôle ». L’actrice a dû imaginer une vie sans ce que les ados d’aujourd’hui n’abandonneraient pour rien au monde, comme les réseaux sociaux. « Je pense que les acteurs qui travaillent très tôt dans le monde du cinéma et de la télévision ont du mal à retrouver cette innocence. Mais il y avait quelque chose de pur, de non-urbain chez Thomasin.

Dickon Hinchliffe, compositeur :

Pour la musique Debra Granik a fait appel au compositeur Dickon Hinchliffe. Depuis 2002, il a composé et enregistré des B.O. de plusieurs films américains, anglais et français, dont Winter’s Bones. « Nous aimons tous les deux les B.O. minimalistes mais il a un talent qui va au-delà. J’aime laisser la place aux spectateurs pour réfléchir et décider de leurs propres émotions. La B.O. rajoute à l’ambiance et l’humeur mais il faut qu’elle soit minimaliste dans son implication dans l’histoire ». Quand Tom et son père trouvent asile auprès d’un groupe qui s’est installé dans des cabanes et des mobile-homes, des musiciens se rassemblent dehors pour un bœuf. Deux musiciens contemporains de folk se produisent dans cette séquence. Michael Hurley, une légende de la scène folk des années 60 et Marisa Anderson, une musicienne locale connue sur la scène nationale. Hurley fait de la musique depuis 50 ans et il a un style unique de « outsider folk » qui lui a valu une réputation de hors la loi musical, un rien surréaliste.

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Ils en parlent
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