Pachamama

 

À partir de 7 ans

Pachamama
Animation – Juan Antin – France, Luxembourg, Canada – 2018 – 1 h 12 – VF
Kirikou au pays des Incas.
Tepulpaï et Naïra, deux petits Indiens des Andes, partent à la poursuite de la Pachamama, totem du village, confisqué par les Incas. Mais les conquistadors assiègent Cuzco, la capitale du grand Inca…
Pistes pédagogiques : civilisations précolombiennes/respect de l’environnement/conte initiatique
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En savoir plus… http://www.hautetcourt.com/film/fiche/332/pachamama

Tepulpaï et Naïra sont deux petits Indiens de la Cordillère des Andes. Ils vivent dans leur village sous la protection de leur totem, la Pachamama. Ils sont en âge de célébrer la cérémonie qui les fera entrer symboliquement dans leur communauté. Naïra y consent, Tepulpaï n’est pas prêt.
Comme chaque année, le représentant du grand Inca, vient collecter l’impôt. Mécontent du peu que lui versent les villageois, il confisque la hualca, une statuette sacrée en or pour la rapporter à Cuzco, la capitale. Pour secourir leur communauté, les deux enfants décident de partir à sa poursuite en bravant tous les dangers. Réussiront-ils malgré la haute montagne, les soldats incas et surtout les conquistadors qui assiègent Cuzco ? L’aide des animaux ne sera pas de trop pour rapporter le fétiche et le préserver au village.
Ce film, dont l’originalité graphique s’inspire des motifs des civilisations précolombiennes, est un délice pour les yeux. C’est un conte initiatique, « une fable dont on peut dégager un certain nombre de pistes de réflexions historiques, philosophiques et écologiques pour les enfants » (Didier Brunner, producteur.)

Ils ont fait le film

Le réalisateur Juan Antin

Juan Antin est né à Buenos Aires en 1969. Il étudie la physique et l’informatique à l’Université de Buenos Aires. Il étudie ensuite l’animation à l’Institut des Arts Cinématographiques d’Avelaneda, puis à Montréal.
Juan Antin réalise et produit plus de 70 films courts : court-métrages, séries de télévision, vidéoclips et publicités en animation. À travers ces pro­ductions, il explore de nombreuses techniques d’animation : dessin traditionnel, animation en volume (argile), stop-motion, 2D, 3D, Flash … mais aussi des techniques plus expérimentales comme l’animation sur sable, la peinture sur verre ou le papier découpé.
En 2002, Juan Antin réalise son premier long-métrage, Mercano Le Martien, qui est notamment primé au festival d’Annecy (prix spécial du jury). Pachamama est son deuxième long-métrage.

“Pachamama” : les auteurs nous dévoilent leurs secrets de fabrication

[Source]

Si “Pachamama” multiplie les tours de force techniques, c’est pour défendre une vraie poétique du cinéma d’animation, bien loin des productions standardisées. Le réalisateur et sa directrice artistique nous expliquent leurs choix.

Le merveilleux film d’animation de Juan Antin, Pachamama, est une prouesse musicale, mais c’est aussi une magnifique et subtile composition de formes et de couleurs au service d’un conte écolo. Le dépaysement visuel est total dans ces aventures de Tepulpaï et Naïra, deux petits Indiens de la cordillère des Andes, qui partent à la recherche d’un totem protecteur confisqué par les Incas, jusqu’à Cuzco, la capitale assiégée par les conquistadors. Le réalisateur argentin Juan Antin nous dévoile les coulisses de son travail avec la créatrice graphique María Hellemeyer et la directrice artistique Aurélie Raphaël. L’occasion de mieux comprendre toutes les techniques de l’animation.

Des ronds et des carrés empruntés à l’art précolombien

Le réalisateur et la créatrice graphique (anthropologue de profession) ont beaucoup voyagé, rencontré des communautés, des chamanes, et découvert les lignes de l’art précolombien. Tenant à raconter l’histoire du point de vue des indigènes et à mettre le spectateur « dans la chair » des Indiens, ils ont obéi, dès leurs premiers croquis préparatoires, à cette géométrie, qui apparaît, de manière répétitive, dans les motifs des sculptures et des tissus d’Amérique latine. Avec des fonds noirs d’où surgissent des dessins sacrés et chamarrés. Mais attention, géométrique ne veut pas forcément dire anguleux. Le sacré a des courbes. Dans la cosmogonie andine, la « Pachamama » est la Terre mère : l’équilibre naturel du monde repose, donc, sur ses rondeurs harmonieuses, et l’identité graphique du film, aussi. Ou sur les spirales, celle du serpent, animal protecteur dans cette civilisation où le féminin n’était pas lié à un péché capital. La rondeur des personnages épouse celle de la Terre, et les paysages – plaines, collines et végétation – s’y mêlent comme dans un grand tout. En revanche, à l’inverse des Indiens qui habitent la campagne, les Incas tranchent par leur visages et leurs silhouettes carrés à l’image de l’architecture des palais et des temples qu’ils ont construits.
Pachamama, un film d’animation de Juan Antin

Des effets d’aquarelle ajoutés à l’animation

Pour leurs personnages, Juan Antin et María Hellemeyer se sont inspirés de poteries du nord de l’Argentine et du Pérou, qui représentent des visages, souvent très drôles. Au départ, ils avaient même pensé à une animation en volume, image par image, de personnages construits en terre cuite. Cette technique du stop motion consiste à filmer non pas des images, mais des objets (comme les pâtes à modeler de Wallace et Gromit, par exemple) que l’on déplace de quelques millimètres entre chaque prise de vue pour que ces objets immobiles donnent l’illusion de se mouvoir. Procédé long et cher. Les personnages de Pachamama ont finalement été modélisés en 3D par ordinateur. Mais comment garder, alors, leur texture minérale ? Grâce à une 3D… repeinte : des taches d’aquarelle faites sur papier puis scannées et déposées, à la fin, sur les personnages, leur donnent un effet de matière, d’or et de terre. Tout un travail fait sous la direction artistique d’Aurélie Raphaël.

Récapitulons, donc : dans le film, tout ce qui bouge est en 3D, et les décors, eux, comme le ciel si bleu et la nature, si verte, sont en 2D, peints à l’aquarelle à plat sur la tablette. Du relief sur du plat : de quoi créer une étrange perspective, non réaliste… comme dans l’art précolombien.

Quand Juan Antin envisageait encore la stop motion, les conquistadors agressifs, donc aux lignes anguleuses, étaient censés être plats comme… des cartes à jouer. Cet esprit est resté puisque, à plusieurs reprises, devant Pachamama, on pense au Roi et L’Oiseau. Et dans ce film, il y a autant d’escaliers que dans le chef-d’œuvre de Paul Grimault. Une galère, d’ailleurs, que toutes ces marches, car lorsqu’un personnage en 3D descend ou monte des escaliers en 2D, il faut que cela « colle ». Les animateurs ont dû modéliser les marches en volume pour que les héros puissent y marcher, puis, à partir de ces modèles, les décors furent redessinés, en gardant les « points de contact ». La prochaine fois que votre enfant loupe une marche, vous pourrez lui dire de faire attention à sa 3D !
Pachamama

Des effets spéciaux pour chasser le réalisme

Il y a beaucoup d’eau et de feu dans Pachamama. Mais pas question, pour Juan Antin, de créer un « effet réaliste » à la manière du Vaiana de Disney où l’on peut se mirer dans l’onde. Ici, l’eau comme les flammes sont des dessins animés à la main en 12 ou 24 images par seconde. L’eau ne ressemble pas à de l’eau, mais à son motif. Comme, finalement, lorsqu’un enfant dessine les éléments, ou les traits expressifs de la lune et du soleil. Ce n’est pas un hasard si le film commence dans l’espace, avec des constellations : cette introduction astrale annonce tout l’univers visuel du film, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, les formes et les couleurs tissant un lien sacré et écologique entre les personnages et l’environnement qu’ils habitent.

Le ciel est d’un bleu spécial qui fait son petit effet ? Lui est, pourtant, d’un parfait réalisme, même s’il peut laisser sceptique un animateur … parisien. « En Amérique latine, le ciel est véritablement turquoise ! » Juan a donc dû montrer des photos aux animateurs de Folivari qui avaient tendance à « baisser le bleu ». Et dans cet azur incroyable, un condor passe…
Pachamama

https://www.telerama.fr/enfants/au-coeur-de-pachamama,-le-souffle-de-la-musique-precolombienne,n5925398.php

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