Que revivent les séances de cinéma !
Samid vit dans un village en Azerbaïdjan où, jadis, il était projectionniste ambulant et s’en allait aussi avec son matériel dans les villages des environs. Nostalgique de cette époque, il fait confiance à ses talents de bricoleur pour réparer son vieux projecteur datant de l’ère soviétique, une idée qui enchante les anciens spectateurs qui, eux aussi, éprouvent des souvenirs mélancoliques de ces séances qui rompaient leur quotidien.
Il sera aidé dans ce qui s’apparente à une aventure d’abord par Ayaz, un jeune homme aussi débrouillard que lui. Entre les deux hommes, grâce à leur amour du cinéma, se noue une relation père-fils émouvante. En outre, la population villageoise se mobilise à leurs côtés.
C’est tout un collectif uni qui se mobilise pour le retour du cinéma !
Se battre contre l’oubli, le rôle de la culture dans la société, société individualiste ou collective, place du cinéma dans la société d’hier et d’aujourd’hui, relation homme/femme.
Orkhan Aghazadeh est né en 1988 en Azerbaïdjan. Ses courts métrages documentaires ‒Leninə Məktub, Oturacaqlar ou The Womb ‒ ont été montrés dans des festivals européens. Son projet de long métrage de fiction The Prisoner a été le premier projet azerbaïdjanais à être sélectionné par la Résidence de la Cinéfondation au Festival de Cannes 2021. Sélectionné à Vision du réels à Nyon en 2024, Le Retour du projectionniste est son premier long métrage documentaire. Il a reçu le Prix du jury jeune et une mention spéciale du jury professionnel au Festival des 3 Continents.
Interview avec Orkhan Aghazadeh