Little Boy

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  LITTLE BOY À partir de 9 ans
Conte familial – Alejandro Monteverde – USA, Mexique – 2017 – 1h46 – VF-VOST
Tu crois qu’on peut y arriver ?
1940, en Californie, Pepper, 8 ans, voit son père, son compagnon d’aventures, partir pour la guerre. Inconsolable, il déplacera des montagnes pour le faire revenir. L’essentiel, c’est d’y croire.
Pistes pédagogiques : Pouvoir de l’imaginaire, préjugés/tolérance, foi/croyance.
Dans un village endormi du nord de la Californie des années 40, Pepper Busbee, huit ans, haut comme trois pommes, est malmené par les brutes de son école. Il peut cependant compter sur son père, son protecteur plein de fantaisie, qui l’entraîne dans des aventures inspirées de celles de son super héros de BD favori, le magicien Ben Eagle.

Le départ volontaire de son père pour combattre à la place de London, son frère aîné, réformé, le laisse inconsolable. Avec la naïveté de son âge, Pepper se persuade qu’il est doté de supers pouvoirs. Il n’a plus qu’une idée en tête : mettre tout en œuvre pour faire cesser cette guerre. Le Père Olivier lui donne une liste de missions à accomplir, supposées l’aider à faire revenir son père. La plus ardue est de fraterniser avec Hashimoto, le seul résident japonais, victime du racisme des habitants, car il symbolise l’ennemi.

À ses côtés, Pepper découvrira la force de se confronter à ses peurs, la persévérance, la tolérance.

Ce conte enjoué fait coïncider la petite histoire de Pepper et la Grande Histoire de la Seconde Guerre mondiale.

Public à partir de 9 ans

Ils ont fait le film

ALEJANDRO MONTEVERDE (Réalisateur, scénariste, producteur) est un cinéaste mexicain engagé à créer des œuvres qui inspire les téléspectateurs à réfléchir sur des questions existentielles. Son premier long métrage, Bella, a remporté le People’s Choice Award au Festival international dufilm de Toronto en 2006 et a remporté le prix Americain by Choice de la Maison Blanche pour sa contribution positive à l’art et à la culture latino-américaine. Alejandro Monteverde vit à Los Angeles avec sa femme, actrice Américaine et ancienne Miss USA, Ali Landry, et leurs trois enfants.

PEPE PORTILLO (scénariste) a grandi à Mexico. Son premier film, Boccho, est un succès pour l’école du Texas dans laquelle il étudie et il reçoit plusieurs récompenses dont le prix Kodak pour l’excellence en cinématographie. Portillo est membre de la Directors Guild of America (DGA).

EDUARDO VERÁSTEGUI (Père Crispin, Producteur) est un acteur, producteur et homme d’affaires. En 2002, Verástegui joue le rôle principal dans Chasing Papi, aux côtés de Sofía Vergara. C’est le premier film produit par Twentieth Century Fox avec un casting 100% Latino. En 2004, Verástegui lance la société de production Metanoia Films. En 2006, Verástegui a produit et joué dans le film Bella, qui a remporté le People’s Choice Award au Festival international du lm de Toronto. En 2012, il tient un rôle aux côtés d’Andy García, Eva Longoria et Peter O’Toole dans le film Cristeros. En 2013, le légendaire producteur Mark Burnett l’a invité à produire avec lui le film Son of God.

LEO SEVERINO (Producteur, consultant en histoire) est un ancien d’Hollywood et un partenaire fondateur de Metanoia Films, où il supervise tous les aspects de la production. Il fait ses débuts en tant producteur avec le film Bella. Avant de commencer sa carrière, Severino passe trois ans en tant que directeur des affaires commerciales pour le groupe Fox Networks (une division de la Century Fox), il est alors en charge de la programmation nationale. Pendant un an, il travaille également comme associé à la « Producers Guild of America ».

MARK BURNETT (producteur exécutif) a reçu 6 fois le prix Emmy. Il a produit plus de 2900 heures d’émissions de télévision, diffusées régulièrement dans plus de 70 pays à travers le monde. La société Burnett, leader du groupe United Media (UAMG), a actuellement 12 émissions et productions diffusées en réseau, dont Survivor (CBS), The Voice (NBC), The Celebrity Apprentice, Shark Tank (ABC) et Sing Off (NBC). Les spectacles en production : A.D. : Unveiled (NBC), Beyond the Tank (ABC), Are You Smarter than a 5th Grader (FOX), 500 Questions (ABC) et The People Choice. Il est également le producteur du récent Ben-Hur, réalisé par Timur Bekmambetov. Mark Burnett est l’un des rares producteurs à avoir eu une série renouvelée sur chacun des quatre réseaux et à avoir plusieurs séries diffusées cinq fois dans la même semaine.

ROMA DOWNEY (producteur exécutif) est une actrice et productrice nominée aux Emmy Awards. Elle est surtout connue pour la saison « Les Anges du Bonheur » pour lequel elle a remporté plusieurs nominations aux Emmy et aux Golden Globes. Née en Irlande, Downey s’est produit sur scène avec la célèbre compagnie de théâtre irlandaise « Abbey Theatre ». Ensuite, elle est apparue à Broadway. Elle a joué le rôle principal de Jackie Kennedy dans la série « Une femme nommée Jackie ».
Le journal Variety a reconnu Roma Downey et son mari comme « pioniers » et a classé Downey comme l’une des 100 femmes les plus puissantes d’Hollywood. Downey a été honoré sur la liste « Women’s impact » de Variety en 2014. Downey et Burnett ont également produit le long-métrage Son of God.

ANDREW CADELAGO (directeur de la photographie) Cadelago a obtenu son diplôme en cinéma de l’Université du Texas à Austin où il a remporté de nombreux prix en tant que jeune cinéaste. En 2003, son travail en tant que directeur de la photographie sur Perils in Nude Modeling a aidé le film à obtenir une nomination au Student Academy Award pour le meilleur court-métrage. Il a dirigé, écrit et coproduit le film d’animation Snack Attack. En 2005, il devient membre de l’International Cinematographers Guild et dirige la photographie sur le long métrage Bella. En 2006, le travail de Cadelago a attiré l’attention de Pixar Animation Studios, ce qui l’a conduit à travailler comme dessinateur dans le département caméra et mise en scène sur Toy Story 3, Cars 2 et Monstres Academy, entre autres.

BERNARDO TRUJILLO (chef décorateur) a eu l’occasion de travailler avec des réalisateurs talentueux tels que Julie Taymor, Alejandro González Iñárritu et Bruce Beresford, ainsi que des chefs décorateurs tels que Brigitte Broch, Michael Hanan et Sung Pong Choo. Au cours des dernières années, il a travaillé sur des films très visuels comme Days of Grace, pour lesquels il a remporté le prix Ariel pour le meilleur décor ainsi que Get the Gringo et The Hidden Face. Il a aussi participé à des productions importantes telles que Le masque de Zorro, Frida, Blow et Babel.

LAURA JEAN SHANNON (costumière) a récemment travaillé pour des films divers comme : Iron Man et Chef, tous deux dirigés par Jon Favreau ; 2 Guns réalisé par Baltasar Kormákur ; Footloose, de Craig Brewer; et Scott Pilgrim vs. the World par Edgar Wright. Elle a également travaillé pour Walt Disney : Le Livre de la jungle, réalisé par Jon Favreau.

STEPHAN ALTMAN (compositeur) a créé pour Alejandro Monteverde en 2006 la musique pour le film Bella. Auteur de chansons et de partitions, son travail est reconnu dans plusieurs publications telles que le Los Angeles Times. Il est aussi cité dans les manuels d’université sur l’écriture de la musique pour la télévision et les nouveaux médias.

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Ils en parlent

Little Boy

Des critiques: de bonnes analyses

https://www.avoir-alire.com/little-boy-la-critique-du-film

http://www.justfocus.fr/cinema/little-boy-de-alejandro-monteverde-une-emouvante-ode-a-lenfance.html

Une critique en anglais:

World War II sweet and sour melodrama Little Boy, works as both a soaring modern fable and grounded history lesson families can enjoy

The film is set in the small town of O’Hare, California in the aftermath of the Japanese attack on Pearl Harbor. Good father James (Michael Rapaport) must go off and serve his country, leaving behind older son London (David Henrie) — who has flat feet and, therefore, can’t serve — and 7-year-old Pepper (Jakob Salvati), who is very short for his age and may have developmental problems. Heartbroken to be separated from his father, Pepper (who’s derisively called “Little Boy” by some in the town) gets advice from a kindly local priest (Wilkinson), who suggests he performs acts of charity as a way to bring his dad back. However, the most challenging of these is to befriend Hashimoto (Cary-Hiroyuki Tagawa), an older Japanese man who has lived in America for more than 40 years but is nonetheless ostracized by the community because of his skin colour.

Plus un site: http://behindthelensonline.net/site/reviews/little-boy/

Ils en parlent: le réalisateur, le producteur et les acteurs:

Alejandro Monteverde, scénariste et réalisateur, a étudié à l’université du Texas (école de cinéma du Mexique). Il est arrivé dans cette école avec peu d’argent et un anglais de faible niveau. Malgré ces dé s, il a réussi à faire un court métrage, Boccho, qui a remporté de nombreux prix et l’a aidé à lancer sa carrière en tant que réalisateur.

« Les enfants, à mon avis, sont les opprimés de ce monde », dit Monteverde. « Ils n’ont aucun pouvoir. Ils n’ont pas le droit de vote. Ils n’ont pas d’argent. Ils ne peuvent même pas vivre sans leurs parents. Notre personnage principal, Pepper, également connu sous le nom de Little Boy, est intimidé et critiqué parce qu’il est plus petit que tous les autres enfants. Il est aussi séparé de son meilleur ami, son père, à cause de la guerre. Donc, pour obtenir ce dont il a besoin, il doit arrêter cette guerre. Il semble cependant impossible qu’un petit garçon puisse y mettre n ; mais lui croit, avec son innocence, qu’il peut changer le monde. »

Little Boy est le deuxième film de la société de production Metanoia Films, fondée en 2004 par les producteurs Alejandro G. Monteverde, Leo Severino et Eduardo Verástegui. Le trio dit qu’ils ont vu un vide dans le cinéma traditionnel, ils se sont donc adaptés pour le combler.

« Alejandro, Leo et moi avons créé cette entreprise dans le but de produire des films qui montreraient une vision différente de la vie des personnes, » affirme Verástegui. Bella, le premier film produit par la société de production basée à Los Angeles, a remporté le Prix du public au Festival du film de Toronto en 2007. « Avec cela, ce grand pays nous ouvrit ses portes. Nous voulions que notre prochain film attire le cœur de l’Amérique en divertissant et en éveillant le public. »

Avec son collègue de l’école de cinéma (Pepe Portillo), Monteverde s’est isolé pendant deux semaines pour préparer leur prochain scénario.

« Nous avions prévu initialement d’écrire une histoire très différente », dit-il. « Après une semaine, nous avons regroupé nos travaux. Nous devions nous demander si c’était bien l’histoire que nous voulions raconter. »

Ils ont commencé à explorer une histoire tout à fait différente au sujet d’un enfant exclu dans sa propre communauté, raconté du point-de-vue du garçon. Au cours des pauses, Monteverde et Portillo regardaient la télévision, ne captant seulement que deux canaux.

« L’un était le canal de l’histoire » affirme Monteverde, « nous avons regardé un documentaire sur les premières bombes atomiques dont l’une s’appelait Little Boy. Je n’avais jamais entendu parler de ce nom avant, il a déclenché quelque chose en moi ».

Ainsi, Monteverde et Portillo ont commencé les recherches sur l’histoire des Américains pendant la seconde guerre mondiale.

« Nous avons commencé à connecter les points » dit-il, « il y avait beaucoup de choses que nous ne savions pas. Surtout sur le Mexique et l’internement de Japonais aux États-Unis. Nous avons ainsi eu l’idée de recommencer le film du début à la fin. »

De retour à Los Angeles, ses partenaires ont immédiatement reconnu le potentiel de l’histoire.

« Il s’est avéré être beaucoup plus qu’une simple histoire d’un enfant rejeté » dit Severino. « Au fond, il s’agit de l’amour entre un père et un fils, et des moyens mis en place par le fils pour le sauver. Dans le même temps, nous juxtaposons les réalités de la guerre et de la paix, les idées orientales et occidentales sur la foi, le type de racisme qui est devenu acceptable à cette époque, ainsi que la vie pendant la Seconde Guerre mondiale. Tout est filtré à travers une lentille typiquement américaine, légèrement idéalisée. » Verástegui était aussi ému par ce qu’il appelle les « conte de fées pour les adultes », vus à travers les yeux d’un enfant extraordinaire.

Verástegui, qui joue également le rôle de Père Crispin déclare :

« D’une manière profonde, j’ai l’impression que c’est mon histoire », dit-il. « Comme Little Boy, je suis d’une petite ville. J’étais plus jeune et plus petit que mes camarades de classe et donc j’étais aussi critiqué. Je fuyais toujours les enfants dont j’avais peur. Dans ce film, Little Boy n’abandonne jamais. Il est un rêveur, et moi aussi. J’ai quitté ma ville natale quand j’avais 14 ans, essayant toujours de déplacer ma propre montagne. Je suis sûr que beaucoup d’autres personnes se verront en lui. »

Le scénario a été achevé après trois ans de travail :

« Comprendre l’histoire était une chose », explique Monteverde. « L’obtenir sur le papier était plus compliqué. Nous explorions les fondements d’une société en grande agitation. Séparé de son père, Little Boy trouve deux mentors. L’un est le prêtre qui lui a fourni, ainsi qu’à sa famille, des conseils tout au long de sa vie. L’autre est un Japonais qui préfère la volonté de l’homme à la volonté de Dieu. Trouver le bon équilibre entre ces deux points de vue était la partie la plus difficile. En n de compte, nous avons décidé qu’au lieu de nous concentrer sur leurs différences, nous nous appuierions sur leurs points communs ».

Les cinéastes ont continué à affiner l’histoire en postproduction et ont commencé à la montrer à des personnes de con fiance : Roma Downey et Mark Burnett de LightWorkers Media. Ces producteurs ont une grande influence dans la production de « faith based movies » aux États-Unis, avec la série en dix parties The Bible et le film Son of God. Animés par ce qu’ils ont vu, le couple a signé en tant que producteurs exécutifs pour Little Boy.

« Il semblait que travailler avec eux était inévitable » affirme Monteverde, « ils ont vraiment un lien avec le film. Leur réaction nous a permis de passer au niveau suivant. Tous deux sont devenus des membres de l’équipe, s’assurant que le film a été vu par les bonnes personnes afin de nous aider à obtenir un accord de distribution. La pire chose qui puisse arriver à un film est que ce soit seulement vos amis et votre famille qui le visionne. Grâce à Mark et Roma, nous avons pu réaliser notre rêve pour Little Boy. »

La réalisation de Little Boy a été un long et finalement épanouissant voyage pour les cinéastes. « Je crois que nous avons tous un petit garçon ou une petite fille dans nos cœurs », dit Verástegui. « Nous avons tous la capacité d’aimer et de rêver en grand. En ces temps difficiles où nous vivons, l’art a le pouvoir de guérir. J’espère que le film rassemblera les gens et les invitera à considérer ce qui compte vraiment pour eux dans la vie. »

Monteverde reconnaît les défis de l’histoire de Little Boy à l’écran et les célèbre.

« Faire un film d’époque rempli d’action avec un personnage principal de 7 ans a été difficile. Nous ne pouvions tourner avec Jakob seulement 5h par jour et il est dans 99.9% du film. Je suis très fier de ce que nous avons accompli en dépit de ces obstacles. J’espère que notre film va toucher les gens et les inspirer à déplacer leurs propres montagnes. »

JAKOB SALVATI / PEPPER BUSBEE alias LITTLE BOY

Alors qu’ils se mettaient à produire Little Boy, les trois producteurs ont dû faire face à leur plus grand défi : trouver un enfant de 7 ans capable de jouer de façon convaincante, d’avoir la compétence et l’endurance pour tourner dans un long métrage.

« Nous devions trouver le bon garçon pour jouer le rôle-titre. Nous avons vu plus de 1 000 enfants. Jakob Salvati, qui a finalement eu le rôle, n’est même pas venu à l’audition pour le film. Il était là avec son frère. Pendant une pause, j’ai vu Jakob dans le hall. Nous nous sommes regardés et nous avons ri tous les deux. Nous avons établi une connexion instantanément. » (Monteverde)

Le réalisateur a insisté pour amener le jeune garçon dans la salle d’audition, même s’il n’était pas préparé.

« J’étais impatient de voir ce qu’il pouvait faire. Il est venu, mais il n’était pas prêt à lire ou même à improviser. Et puis nous avons recommencé à rire. Même le directeur de casting riait. J’ai réalisé alors que lorsqu’un enfant « joue un rôle », il perd le pouvoir et la beauté de l’enfance. Il avait ces qualités parce qu’il était juste lui-même. » (Monteverde)

Le réalisateur a rencontré Jakob Salvati plusieurs fois, il était de plus en plus convaincu qu’il ne devrait pas faire le film sans lui.

« La troisième fois que nous avons répété avec lui, il a fait pleurer tout le monde. Je lui ai donné le rôle. Je suis très fier et heureux d’avoir travaillé avec Jakob. » (Monteverde)

Les partenaires cinématographiques de Monteverde ont pensé que demander à un enfant de porter un film était un risque considérable.

« Alejandro a insisté sur Jakob. Il est visionnaire et nous avons dû lui faire confiance. Diriger un enfant de 7 ans pendant six heures chaque jour est très difficile, d’autant plus que Jakob avait très peu d’expérience d’acteur. J’étais étonné de la façon dont Alejandro travaillait avec lui. Jakob est très jeune et il y a eu des moments où cela a cessé d’être amusant et il voulait rentrer chez lui. Alejandro était toujours très patient et gentil avec lui. » (Verástegui)

JAKOB SALVATI a joué dans Unthinkable avec Samuel L. Jackson, Carrie-Anne Moss et Michael Sheen. En 2013, il a participé au drame Red Widow. Plus récemment il a joué dans Grimm et a été vu dans Cleaners.

EMILY WATSON/ MÈRE DE LITTLE BOY

La mère de Pepper, Emma Busbee, incarne la gure des femmes laissées pendant la guerre : une femme au foyer dévouée et essayant de prendre soin de ses deux fils tout en étant constamment préoccupée par son mari. Emily Watson, deux fois nominée aux Oscars, joue le personnage avec une douce dignité.

Travailler avec Emily Watson a été un moment fort pour Monteverde qui avait été particulièrement impressionné par son interprétation dans le film Breaking the Waves de Lars Von Trier.

« Je lui ai envoyé le script. Quand j’ai appris qu’elle envisageait le rôle, j’ai immédiatement réservé un vol pour Londres. Je suis arrivé à six heures du matin et à neuf heures, je prenais le petit déjeuner avec elle. J’étais mort de fatigue, mon cerveau était éteint, mais mon envie de travailler avec elle était intacte. Je lui ai donné ma vision du film et j’ai récolté un « oui  » ! » (Monteverde)

Emily Watson a été surprise par le scénario.

« Je ne pouvais pas prédire comment cela allait se terminer, ce qui est vraiment inhabituel. J’ai trouvé les débats sur la foi et le hasard intéressants et surtout vraiment équilibrés. Quand j’ai rencontré Alejandro, j’ai pu voir que c’était un vrai conteur. Sa passion pour cette histoire est dans chaque détail et à chaque moment. » (Emily Watson)

EMILY WATSON a attiré l’attention du public grâce à sa performance inoubliable dans Breaking the Waves de Lars von Trier. Elle a été nominée deux fois aux Oscars (meilleure actrice), récompensée aux BAFTA en 2012 (Meilleure actrice), a remporté le New York Film Critics Circle, la Société nationale des critiques de cinéma et les prix Félix.

Récemment, Emily Watson a joué dans Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh, aux côtés d’Eddie Redmayne et Felicity Jones. Elle a également tourné dans Everest de Baltasar Kormákur, Mémoires de jeunesse de James Kent.

Ses autres films : Metroland de Philip Saville, The Boxer de Jim Sheridan, Punch-Drunk Love de Paul Thomas Anderson, Dragon Rouge de Brett Ratner, The Proposition de John Hillcoat, Les noces Funèbres de Tim Burton et Mike Johnson, Separate Lies de Julian Fellowes, Synecdoche, New York de Charlie Kaufman, Cheval de guerre de Steven Spielberg, Anna Karenine de Joe Wright, La voleuse de livres de Brian Percival et Belle d’Amma Asante.

MICHAEL RAPAPORT/ PÈRE DE LITTLE BOY

Le père dévoué de Little Boy, James Busbee, est interprété par Michael Rapaport.

« J’ai été un fan du travail de Michael pendant de nombreuses années. J’adore son visage, très souvent ouvert, américain, rockwellien. J’étais aussi à la recherche d’un acteur très grand pour souligner la petite taille de Jakob. » (Monteverde)

Dans certaines des séquences du film, Little Boy et son père passent des heures à transformer les rues de leur ville en lieux d’exotismes et d’héroïsmes imaginaires.

« J’ai adoré le scénario et le personnage. C’est un homme-enfant, c’est pourquoi lui et son fils sont si proches. Les séquences fantastiques, les aventures épiques incroyables, ont été un point culminant du film pour moi. Travailler avec Alejandro était une expérience formidable. Je n’avais jamais eu la chance de faire un film d’époque avant et les décors étaient vraiment extraordinaires» (Michael Rapaport)

MICHAEL RAPAPORT a récemment joué dans la série Justified et participé à la série Public Morals, produite par Steven Spielberg. Il apparait dans plus de 40 films dont True Romance, Fièvre à Colombus University, Beautiful Girls, Cop Land, Maudite Aphrodite, Hitch, Escrocs mais pas trop et Les ingueuses.

TOM WILKINSON/ PÈRE OLIVER

La quête de Little Boy pour ramener son père à la maison commence avec le discours du Père Olivier. Il déclare pendant un sermon du dimanche que la foi peut déplacer des montagnes. L’enfant, très imaginatif interprète ses paroles : sa foi peut sauver son père. Il demande alors au prêtre de l’aider à le faire.

« Tom Wilkinson est la Rolls-Royce du jeu d’acteur ! Chaque moment était parfait. Savoir que quelqu’un de cette importance était favorable à ce projet était pour moi primordial.». (Monteverde)

« Tom Wilkinson parvient à transmettre le conflit intérieur du prêtre : il cherche à nourrir la foi de Pepper sans mettre en place une déception écrasante. Il conseille un enfant sur quelque chose qu’il sait impossible : il ne peut pas ramener son père d’un camp de prisonnier de guerre mais il lui donne les clés pour garder espoir !». (Severino)

TOM WILKINSON (Père Oliver) est un acteur connu pour sa brillante carrière sur scène comme à l’écran. Il a reçu une nomination aux Oscars pour le meilleur second rôle de Michael Clayton de Tony Gilroy, avec George Clooney. Il a également été nominé aux Oscars (meilleur acteur) pour sa performance inoubliable dans le drame acclamé de Todd Field, In the Bedroom, en face de Sissy Spacek. Wilkinson a également remporté le Independent Spirit Award, un BAFTA pour son rôle dans The Full Monty (1997). Il a joué dans les films Shakespeare in Love, Selma, The Lone Ranger de Gore Verbinsky, Batman Begins de Christopher Nolan, The Green Hornet de Michel Gondry, The Patriot de Roland Emmerich, L’exorcisme d’Emily Rose de Scott Derrickson, Mission Impossible : le protocole Fantôme, Indian Plcace avec Judi Dench et Maggie Smith et Snowden d’Oliver Stone.

CARY-HIROYUKI TAGAWA /HASHIMOTO

La deuxième figure paternelle de Little Boy est encore plus inattendue. Hashimoto est un immigrant japonais qui retourne chez lui après avoir été interné dans un camp. Perçu comme un ennemi, il subit la rancœur et les violences de la population. Cary-Hiroyuki Tagawa, connu pour les films Hachi, La planète des singes, a interprété Hashimoto.

« C’était un autre choix difficile. J’avais une vision très spécifique de ce personnage. Cary tournait à Londres pendant que j’y étais et le directeur de casting m’a suggéré de le voir. Il jouait un homme vraiment dur, avec une tête rasée. Aussi stupide que cela puisse paraître, j’avais toujours imaginé Hashimoto avec des cheveux. Mais j’étais là donc j’ai accepté de dîner avec lui. Eh bien, c’était comme si je dînais avec Hashimoto ! Il a compris mon histoire plus que moi. Juste avec sa manière de parler, j’étais convaincu ». (Monteverde)

CARY-HIROYUKI TAGAWA

Du Dernier empereur à Pearl Harbor en passant par Mémoires d’une geisha, Tagawa est un acteur reconnu et confirmé. Beaucoup de spectateurs se souviennent également de l’acteur dans Mortal Kombat (1995), dans lequel il a interprété le sorcier Shang Tsung. Il était aussi le leader Kabai Sengh dans The Phantom (1996).

CONSTRUIRE LA VILLE PARFAITE

Pour créer l’atmosphère du village d’Ohaire, en Californie, l’enclave littorale fictive où Little Boy et sa famille vivent, les cinéastes se sont tournés vers un lien inattendu: Rosarito, au Mexique. Après plusieurs voyages, ils ont choisi la station populaire de Baja California pour plusieurs raisons, notamment budgétaires.

« Je ne sais pas si nous aurions pu faire le film ailleurs » explique Monteverde. « C’était un film cher. C’était inenvisageable d’aller en Californie en raison du coût. Au départ, nous n’avions pas envisagé le Mexique, parce que nous avions des échos négatifs. Mais Baja est extrêmement sûr et s’est avéré parfait pour nous. »

À Baja Film Studios, l’endroit où une grande partie du Titanic de James Cameron a été filmé, Monteverde a trouvé le site idéal pour reproduire un idyllique village californien des années 1940.

« C’est sur le bord d’une falaise surplombant le Pacifique, dit-il, je pouvais imaginer toute la ville là-bas. J’ai vu les rues, j’ai vu la jetée, tout. Je me suis tourné vers Bernardo Trujillo, notre chef décorateur, et je lui demandé : pouvez-vous simplement construire la ville entière ? Il a travaillé sur le budget et il s’est avéré moins coûteux de construire une ville entière ici que de tourner ailleurs. »

Chaque élément devait être construit, nous partions de zéro. « Rien de ce que vous voyez à l’écran n’était là » explique le réalisateur. « Même la jungle philippine où James se battait n’était pas une vraie jungle. C’était une ferme de palmiers. Nous avons dû l’habiller, ajouter beaucoup de fumée et intensifier la lumière. »

La portée de la construction était énorme, selon Severino, qui a soulevé quelques inquiétudes au sujet de trouver une équipe de qualité.

« Mais quand nous sommes allés là-bas, nous avons trouvé des gens étonnamment talentueux pour chaque département. Environ 90% du personnel de production étaient des employés locaux et ils étaient tous des professionnels hautement qualifiés. Ironiquement, notre plus grande peur s’est avérée être notre plus grand atout et maintenant nous prévoyons de tourner autant de films que nous pouvons là-bas. »

La conception de la production a été fortement influencée par le travail de Norman Rockwell, le plus grand chroniqueur du milieu de siècle Américain. L’illustrateur de couverture pour The Saturday Evening Post pendant 47 ans est devenu synonyme de la vie des petites villes américaines et lui a permis d’être l’un des artistes les plus populaires de son temps.

« J’ai été influencé par Rockwell, à la fois pour son style et sa tonalité. Son imagerie est le paradigme de la culture américaine pour moi. Ses représentations affectueuses et souvent humoristiques de la vie américaine semblent parfaitement représenter la vie aux Etats-Unis pendant les années 1940-1950 » confie Monteverde.

Comme imaginé par les producteurs de Little Boy, la ville d’Ohaire, en Californie, est une version idéalisée du rêve américain d’avant-guerre, composée de chalets confortables et de petites entreprises familiales, un endroit où chacun se connaît.

« Voir la ville entière et être capable de se promener à travers elle, était surréaliste » confie l’acteur David Henrie. « C’est merveilleux. Nous avons tourné une histoire sur la Seconde Guerre Mondiale en Amérique au Mexique. Et l’on ne s’imagine jamais que l’on n’est pas aux Etats-Unis. Il semble que c’est tout droit sorti d’une peinture de Rockwell. Les personnes qui ont construit ce village sont extrêmement talentueuses ! ».

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Documents à télécharger et pistes pédagogiques

Pour les professeurs d’Arts Plastiques et d’Anglais

Norman Rockwell

La conception du village californien a été fortement influencée par le travail de Norman Rockwell, chroniqueur le plus populaire du milieu du 20ème siècle, illustrateur de couvertures pour le “Saturday Evening Post” pendant 47 ans, devenu synonyme de la vie des petites villes américaines, par ses représentations affectueuses et souvent humoristiques de la vie américaine des années 40-50.

Sites illustrés en français et en anglais:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Norman_Rockwell

https://www.nicolai-feuillard.com/single-post/2016/4/11/Norman-Rockwell

http://histoiredarts.blogspot.fr/p/rockwell-triple-autoportrait.html

https://www.nrm.org/collections-2/art-norman-rockwell/

https://learnodo-newtonic.com/norman-rockwell-famous-paintings

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